
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), autorité de régulation des médias en République démocratique du Congo, a décidé d’imposer un embargo médiatique de 90 jours à l’acteur politique Parole Kamizelo alias Philosophe. La décision a été notifiée à l’intéressé à travers une correspondance officielle datée du 3 septembre 2025 et signée par Théophile Nsimí Mindondo, Secrétaire d’instruction du CSAC.
Conformément à l’article 46 de la loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011 portant composition, attributions et fonctionnement du CSAC, l’instance de régulation a pris un acte conservatoire interdisant toute diffusion des interventions, propos ou prises de parole médiatiques de Parole Kamizelo pendant une durée de 90 jours, sur l’ensemble des médias opérant en RDC.
Cette décision a été communiquée à plusieurs institutions clés, notamment :
- Le Président du CSAC,
- Le Procureur général près le Conseil d’État,
- Le Président de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC),
- Le Directeur général de RENATELSAT,
- La représentante de Canal+ International.
Bien que la correspondance du CSAC ne précise pas les motifs exacts de cette sanction, elle s’inscrit dans la logique de la régulation visant à préserver l’ordre public médiatique et à rappeler aux acteurs politiques et sociaux leurs responsabilités dans leurs communications publiques.
Durant la période des 90 jours, aucun média, qu’il soit public, privé, audiovisuel, écrit ou en ligne, n’est autorisé à relayer ou diffuser les propos de Parole Kamizelo. Tout contrevenant s’exposerait à des sanctions de la part du régulateur.
Cette mesure intervient dans un contexte de forte tension politique et sociale en RDC, où le CSAC multiplie ses mises en garde pour assurer un climat médiatique apaisé. L’institution présidée par Christian Bosembe veut ainsi réaffirmer son rôle de garant de l’équilibre et de la responsabilité dans l’espace public.
À ce stade, Parole Kamizelo ne s’est pas encore exprimé publiquement sur la décision. Son entourage politique et les observateurs de la scène nationale attendent de voir quelle sera la suite de ce dossier, et si cette sanction pourrait éventuellement être contestée ou prolongée.



