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le gouvernement dénonce une « mise en scène macabre » du M23 après les funérailles de prétendus civils à Goma

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réagi avec fermeté et indignation à ce qu’il qualifie de « théâtre macabre » orchestré par les rebelles du M23 à Gomai, à travers l’organisation de funérailles présentées comme celles de civils prétendument tués. Pour les autorités congolaises, il s’agit d’une opération de propagande cynique visant à masquer des crimes d’une extrême gravité perpétrés depuis plusieurs années dans l’Est du pays.

Dans une réaction au ton grave, le gouvernement parle du paroxysme de l’indécence et de l’inhumanité, dénonçant une tentative de manipulation de l’opinion nationale et internationale alors que les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à la violence armée.

Une longue litanie de massacres

Les autorités rappellent que cette mise en scène intervient après une succession de tragédies humaines documentées. À Goma, près de 10 000 personnes ont perdu la vie en l’espace de quelques jours, plongeant la ville dans un chaos sanglant. En juillet dernier, plus de 300 civils hutu ont été massacrés à Rutshuru, dans des attaques ciblées qui ont profondément marqué les communautés locales.

Plus récemment encore, les violences enregistrées dans l’axe Kamanyola–Uvira ont fait plus de 1 500 morts, aggravant une crise humanitaire déjà alarmante. À ces chiffres s’ajoutent des réalités insoutenables : fosses communes, corps abandonnés au bord des routes, villages entièrement vidés de leurs habitants.

« Ces drames ne sont pas de simples statistiques. Ce sont des visages, des noms, des familles brisées et des communautés meurtries dont la mémoire ne saurait être sacrifiée sur l’autel d’une propagande nauséabonde », souligne le communiqué.

Des responsabilités clairement établies

Le gouvernement congolais affirme qu’aucune cérémonie, aucune mise en scène, aucun récit fabriqué ne pourra effacer la réalité des crimes commis, ni exonérer ceux qui en portent la responsabilité. Kinshasa pointe directement le Rwanda, qualifié de « père » de cette entreprise criminelle, et le M23, présenté comme son instrument, les accusant d’avoir planifié, ordonné et exécuté ces exactions contre les populations civiles.

Devoir de mémoire et quête de justice

Tout en s’inclinant devant la mémoire de chaque victime, les autorités réaffirment leur solidarité totale avec les survivants, les déplacés internes et toutes les communautés affectées. Le gouvernement assure qu’il reste déterminé à documenter méthodiquement chaque atrocité et à les porter devant toutes les instances nationales, régionales et internationales compétentes.

« Nous n’oublions aucun nom, aucun village, aucun massacre », martèle le communiqué, réaffirmant que les auteurs et commanditaires de ces crimes devront répondre de leurs actes devant la justice.

Alors que la situation sécuritaire demeure volatile dans l’Est du pays, Kinshasa appelle la communauté internationale à ne pas se laisser abuser par des opérations de communication qu’il juge indécentes, et à soutenir les efforts visant à restaurer la paix, la justice et la dignité des populations congolaises.

Par la rédaction

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