
Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a réagi ce jeudi face à une série de publications circulant sur les réseaux sociaux accusant son président, Jean-Pierre Bemba, d’être cité comme complice dans l’affaire Roger Lumbala, actuellement jugée à Paris pour crimes contre l’humanité.
Dans un communiqué officiel, le parti de l’ancien vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale dénonce ce qu’il qualifie de « campagne de désinformation orchestrée » visant à nuire à la réputation de son leader.
« Contrairement aux allégations diffusées par certains manipulateurs sur les réseaux sociaux, Jean-Pierre Bemba n’a jamais été cité comme complice ni impliqué de près ou de loin dans cette affaire », précise la cellule de communication du MLC.
Le parti explique que Roger Lumbala, ancien chef de faction rebelle et ex-ministre du Commerce extérieur, a simplement souhaité l’audition de Jean-Pierre Bemba comme témoin à décharge, dans le cadre de sa défense devant la Cour d’assises de Paris. Selon le MLC, cette démarche est une procédure normale et ne constitue en aucun cas une mise en cause.
« M. Lumbala a exprimé le souhait que M. Bemba soit entendu comme témoin, estimant que ce dernier pourrait contribuer à la manifestation de la vérité. Il ne l’a pas cité comme complice, ni même associé aux faits qui lui sont reprochés », insiste le communiqué.
Le MLC rappelle par ailleurs que Jean-Pierre Bemba a été acquitté en 2018 par la Cour pénale internationale (CPI) après plusieurs années de détention à La Haye, et qu’il continue de défendre « l’État de droit, la paix et la vérité » en République démocratique du Congo.
Face à la prolifération de rumeurs, le parti invite les médias et les internautes à faire preuve de prudence et à se référer uniquement aux sources officielles.
« Le MLC met en garde ceux qui s’adonnent à la manipulation et à la diffusion d’informations mensongères. La vérité ne se négocie pas, elle se rétablit », conclut le texte.
Roger Lumbala, ancien chef du mouvement rebelle RCD-National, est poursuivi en France pour des crimes commis entre 2002 et 2003 dans le nord-est de la RDC. Le procès, ouvert à Paris, marque une étape importante dans la lutte contre l’impunité des crimes de guerre commis sur le sol congolais.



