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Les FARDC pulvérisent les installations du M23 à Twangiza Mining

L’armée congolaise vient de porter un nouveau coup dur à la rébellion du M23 et à ses alliés étrangers. Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre 2025, aux environs de 1h12 du matin, l’aviation militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a mené une frappe aérienne de grande précision sur les installations minières de Twangiza Mining, situées dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Selon plusieurs sources concordantes dans la région, les bombardements ont visé les réservoirs de carburant, les groupes électrogènes principaux et les installations techniques utilisées par les rebelles du M23 et leurs alliés étrangers pour relancer la production aurifère.
Les explosions, d’une intensité exceptionnelle, ont déclenché un vaste incendie dont la lueur était visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

« Les rebelles tentaient de réhabiliter les machines de traitement du minerai et de relancer les activités minières. L’armée a tout neutralisé en une seule opération », a confié un notable local joint par Victoria News.

Depuis la prise de contrôle du site de Twangiza Mining par le M23 en 2022, cette zone minière stratégique était exploitée illégalement pour financer la rébellion.
Des estimations issues de sources sécuritaires locales avancent que plus de 12,8 millions de dollars américains d’or auraient été extraits et acheminés vers l’étranger entre mai et octobre 2025.

La frappe de cette nuit aurait donc non seulement un impact militaire, mais aussi économique et symbolique, en coupant l’une des principales sources de financement de la rébellion.

L’usine de Twangiza Mining, autrefois exploitée par la société canadienne Banro Corporation, est située dans la chefferie de Lwindi, groupement de Luciga. Elle représentait, avant la guerre, l’un des plus grands projets industriels aurifères de la région des Grands Lacs.
Depuis la montée en puissance du M23, soutenu selon plusieurs rapports de l’ONU par le Rwanda, le site est devenu un terrain d’affrontements répétés entre les FARDC et les forces rebelles.

Cette frappe s’inscrit dans une nouvelle phase des opérations de reconquête engagées par les FARDC pour reprendre le contrôle des zones minières passées sous domination rebelle.
D’après des sources militaires, l’objectif est clair : affaiblir les capacités logistiques et financières du M23 afin de l’isoler et de préparer le terrain à une offensive terrestre de grande envergure.

« La guerre dans l’Est n’est pas seulement une question de positions militaires, mais aussi de ressources. Chaque mine reprise est une victoire stratégique pour la République

La Rédaction

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