Accueil / Culture / Litige autour des prestations culturelles de la Francophonie : l’avocat de Mzee Kindingu réclame une régularisation financière équitable

Litige autour des prestations culturelles de la Francophonie : l’avocat de Mzee Kindingu réclame une régularisation financière équitable

Un communiqué juridique rendu public ce jour relance le débat sur le respect des engagements contractuels et la juste rémunération des prestataires culturels en République démocratique du Congo. Maître Beby Kasonga Ntumba, avocat de Monsieur Mzee Kindingu, affirme que son client n’a jamais été rémunéré pour des prestations professionnelles réalisées lors des activités culturelles de la Francophonie organisées depuis 2023 à Kinshasa.

Dans ce document adressé à l’opinion publique et aux médias, la défense rappelle un principe fondamental du droit : « Nul ne peut s’enrichir du travail d’autrui sans contrepartie ».

Selon l’avocat, Monsieur Mzee Kindingu a presté en qualité de prestataire et marketeur lors de plusieurs événements culturels d’envergure, notamment au Stade des Martyrs et à l’Esplanade du Palais du Peuple, dans le cadre des activités de la Francophonie.

Ces prestations auraient été réalisées sur la base d’une convention verbale, reconnue comme juridiquement valable en droit congolais, et sont, selon la défense, matériellement établies par des images, supports visuels et autres éléments objectifs accessibles au public.

Le communiqué souligne également qu’il est de notoriété publique que l’artiste Ferré Gola aurait perçu un cachet de 50.000 dollars américains de la part de l’organisateur. Un élément que l’avocat considère comme une preuve du caractère professionnel et rémunéré des activités concernées.

Sur cette base, la défense estime que Monsieur Mzee Kindingu, en tant que prestataire clé, devait bénéficier d’une rémunération proportionnelle à son implication.

Maître Beby Kasonga Ntumba rappelle qu’en pratique judiciaire et selon les usages professionnels, un prestataire clé peut prétendre à une rémunération représentant jusqu’à 25 % ou plus du cachet principal, en fonction de son rôle et de son impact.

Dans un souci de bonne foi et de compromis, la défense fixe toutefois un plafond minimal de 15.000 USD, montant que Monsieur Mzee Kindingu estime être en droit de percevoir.

L’avocat indique privilégier une solution responsable, équitable et apaisée, loin de toute polémique inutile. Un appel direct est ainsi lancé à Monsieur Ferré Gola ainsi qu’à Monsieur Isidore Kwadja, coordonnateur des activités concernées, afin de procéder à une régularisation amiable de la situation.

« Amoureux de la bonne musique et soucieux de préserver la cohésion dans le milieu culturel », la défense affirme vouloir éviter toute escalade médiatique ou judiciaire, tout en exigeant le respect du travail accompli.

Enfin, le cabinet de l’avocat précise que toute communication relative à ce dossier devra impérativement passer par le cabinet de Maître Beby Kasonga Ntumba, afin d’éviter toute confusion, interprétation erronée ou manipulation de l’information.

Par Coco Kingson Cabamba

Laisser un commentaire