
Dans un contexte marqué par la recrudescence des violences armées dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’Assemblée nationale a dépêché une mission officielle dans les territoires de Lubero et de Beni, au Nord-Kivu. Cette délégation parlementaire, composée de sept députés nationaux, a pour objectif principal d’apporter assistance et réconfort aux populations victimes des massacres de Ntuyo et de Mbau.
Selon l’ordre de mission collectif n°216/CAB/P/AN/2025, signé par le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, la mission couvre une durée de quinze (15) jours, du 17 septembre au 1er octobre 2025.
Les députés désignés sont :
- Honorable Katembo Kambere Thaddée
- Honorable Maombi Katsongo Sosthène
- Honorable Kavira Katasohire Jeannine
- Honorable Kambale Muhasa Alexandre
- Honorable Kombi Pendani Bosco
- Honorable Mwaka Bwenge Arsène
- Honorable Mbusa Machozi Joseph
Leur mission consiste à représenter l’Assemblée nationale auprès des victimes, à témoigner de la solidarité nationale et à recueillir des données de terrain utiles à l’action parlementaire, notamment en matière de sécurité et de prise en charge humanitaire.
Les localités de Ntuyo (Lubero) et de Mbau (Beni) sont régulièrement ciblées par des attaques attribuées aux groupes armés, notamment les ADF (Forces démocratiques alliées), responsables de multiples exactions depuis plusieurs années. Ces violences, marquées par des massacres à répétition, ont provoqué des déplacements massifs de populations et un climat de peur généralisé.
En dépêchant une délégation de haut niveau, l’Assemblée nationale entend marquer son engagement en faveur des victimes et réaffirmer que la situation sécuritaire de l’Est demeure une priorité nationale.
Le document officiel précise que les frais de mission sont entièrement pris en charge par l’Assemblée nationale. Les élus voyageront par avion et disposeront de véhicules sur place pour leurs déplacements dans les zones affectées. Les autorités civiles, militaires et policières locales ont été invitées à apporter leur appui en cas de nécessité.
La présence des députés nationaux sur le terrain s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les institutions et les populations sinistrées. Cette initiative pourrait également permettre de dresser un plaidoyer plus structuré en faveur de mesures concrètes, tant sécuritaires qu’humanitaires, dans une région qui continue de payer un lourd tribut aux violences armées.
L’opinion nationale attend désormais de cette mission non seulement un geste symbolique de solidarité, mais aussi des recommandations fermes susceptibles d’influencer les politiques de sécurisation et de protection des civils dans l’Est du pays.
Par Coco Kingson Cabamba



