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Minembwe : 20 combattants quittent la rébellion et dénoncent leurs conditions

Un tournant significatif semble s’opérer dans les hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu, où une vingtaine de combattants issus des groupes armés Twirwaneho et Red-Tabara, alliés aux rebelles du M23/ARC-AFC, se sont rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la localité de Mikenge.

L’information a été confirmée par le sous-lieutenant Reagan Mbuyi, porte-parole de l’opération militaire Sukola 2, qui a précisé que ces redditions sont intervenues sans affrontements directs, traduisant un affaiblissement progressif de certaines factions armées opérant dans cette zone stratégique.

Des armes de guerre récupérées

Selon les autorités militaires, plusieurs équipements militaires ont été saisis lors de cette reddition. Parmi le matériel récupéré figurent notamment des fusils d’assaut de type AK-47, une mitrailleuse PKM ainsi que des lance-roquettes RPG-7. Ces armes, souvent utilisées dans les combats de haute intensité, témoignent de la capacité opérationnelle des groupes armés actifs dans la région.

Des conditions de vie dénoncées

D’après les premiers éléments issus des interrogatoires, ces ex-combattants ont évoqué des conditions de vie extrêmement précaires au sein de leurs groupes respectifs. Ils dénoncent notamment des mauvais traitements, un manque de ravitaillement et des tensions internes, facteurs déterminants dans leur décision de quitter la rébellion.

Ces témoignages corroborent plusieurs rapports indépendants faisant état d’un climat de plus en plus délétère au sein de certaines milices locales et étrangères opérant dans l’est de la RDC.

Prise en charge et processus de démobilisation

Le colonel Apoko Bangala Michel, commandant intérimaire de l’opération Sukola 2, a personnellement supervisé l’accueil de ces ex-combattants. Selon des sources militaires, leur prise en charge s’inscrit dans le cadre du programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), conformément aux procédures en vigueur.

Les autorités congolaises espèrent que cet épisode encouragera d’autres éléments encore actifs dans les groupes armés à déposer les armes, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Une dynamique à suivre

Cette reddition intervient alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones de l’est du pays, notamment dans les territoires de Fizi, Uvira et Mwenga. Si elle reste encore limitée en nombre, cette vague de défections pourrait constituer un signal encourageant pour les autorités militaires, engagées dans une stratégie de reconquête et de stabilisation.

Toutefois, les analystes appellent à la prudence, estimant que la fragmentation des groupes armés et la multiplicité des alliances sur le terrain rendent la situation encore volatile.

Rédaction VictoriaNews

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