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Moïse Katumbi met en garde contre toute remise en cause de la Constitution

Dans une déclaration au ton ferme, l’opposant politique congolais Moïse Katumbi a exprimé ses inquiétudes face à ce qu’il qualifie de tentatives de contournement de la Constitution à l’approche de la fin des mandats politiques en République démocratique du Congo.

Sans citer explicitement de responsables, l’ancien gouverneur du Katanga a dénoncé des manœuvres visant à modifier ou affaiblir la loi fondamentale dans le but de se maintenir au pouvoir. « En accédant au pouvoir, on prête serment de respecter la Constitution. À l’approche de la fin, certains cherchent à la contourner, voire à la défaire pour s’y maintenir », a-t-il déclaré.

Une mise en garde sur le respect de l’ordre constitutionnel

Dans son intervention, Moïse Katumbi insiste sur la nécessité de respecter les principes démocratiques, notamment l’alternance au pouvoir. Selon lui, chaque dirigeant est tenu de rendre le pouvoir au peuple une fois son mandat arrivé à terme.

« Il y a un temps pour tout : un temps pour servir le peuple, et un temps pour lui rendre le pouvoir qu’il vous a confié », a-t-il souligné, rappelant ainsi les fondements de la gouvernance démocratique.

L’article 64 au cœur du débat

L’opposant s’appuie également sur l’Article 64 de la Constitution de la RDC, qu’il cite comme un pilier de la défense de l’ordre constitutionnel. Cet article stipule que tout Congolais a non seulement le droit, mais aussi le devoir de s’opposer à toute prise de pouvoir ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution.

« L’article 64 ne reconnaît pas seulement ce droit — il en fait un devoir. Je l’exerce. Je l’assume », a-t-il affirmé, marquant une posture de résistance politique face à ce qu’il considère comme des dérives potentielles.

Un message adressé au pouvoir et à l’opinion publique

À travers cette prise de parole, Moïse Katumbi s’adresse à la fois aux autorités en place et à la population congolaise. Il met en garde contre toute atteinte à la Constitution, qu’il assimile à une atteinte directe à la souveraineté du peuple.

« S’en prendre à la Constitution, c’est s’en prendre au peuple. Et le peuple congolais ne se laissera pas faire », a-t-il conclu.

Un climat politique sous tension

Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par des débats récurrents autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo. Plusieurs acteurs politiques et sociaux ont récemment exprimé leurs positions divergentes sur la question, alimentant un climat de vigilance accrue au sein de l’opinion publique.

La déclaration de Moïse Katumbi pourrait ainsi relancer le débat sur le respect des institutions et le rôle des citoyens dans la préservation de l’ordre démocratique, à mesure que le pays se projette vers les prochaines échéances politiques.

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