
Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-Major Somo Kakule Evariste, a officiellement lancé une campagne provinciale de collecte volontaire d’armes à feu et de munitions. Cette opération s’inscrit dans une démarche de pacification durable et de lutte contre la prolifération des armes légères dans la région.
Selon les directives rendues publiques ce mardi, toute personne déposant volontairement une arme de guerre de type AK-47 recevra une récompense de 100 dollars américains. Les détenteurs d’armes d’appui, plus puissantes et souvent utilisées dans les affrontements armés, bénéficieront quant à eux de 200 dollars. En outre, chaque munition remise sera échangée contre 1 dollar.
Le Gouverneur Somo Kakule a précisé que cette mesure vise à réduire le nombre d’armes en circulation, souvent entre les mains de civils ou de groupes armés non identifiés, afin de restaurer la confiance entre la population et les forces de sécurité.
« Le Nord-Kivu ne peut se reconstruire dans la peur et la violence. Nous appelons chaque citoyen à poser un acte de paix en rendant les armes détenues illégalement », a déclaré le Général-Major lors de la cérémonie de lancement tenue à Goma.
Cette initiative, saluée par plusieurs organisations locales de la société civile, intervient alors que la province continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, notamment les attaques de groupes armés et la criminalité urbaine.
Les autorités espèrent qu’en offrant une incitation financière, de nombreux détenteurs d’armes accepteront de les remettre volontairement, contribuant ainsi à la stabilisation de la région.
Les opérations de collecte seront supervisées par des équipes mixtes composées de la Police nationale congolaise (PNC), des Forces armées de la RDC (FARDC) et des représentants de la Monusco, afin d’assurer la transparence et la sécurité du processus.
La campagne, prévue pour durer plusieurs semaines, pourrait être étendue à d’autres territoires du Nord-Kivu si les résultats s’avèrent concluants.
Ramener la paix, réduire les violences communautaires et permettre à la population du Nord-Kivu de vivre enfin dans un climat de sécurité durable.


