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Organisation internationale de la Francophonie — La RDC porte la candidature de Gilbert Fitula

La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement annoncé la candidature du professeur Gilbert Fitula au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), marquant ainsi une nouvelle étape dans sa stratégie de repositionnement diplomatique sur la scène internationale.

L’annonce a été faite sur les ondes de Radio Top Congo FM, confirmant la volonté de Kinshasa de soutenir un profil académique reconnu à la tête de l’institution francophone. Actuel recteur de l’Université de Lubumbashi, le professeur Fitula incarne, selon ses soutiens, une vision axée sur la valorisation du savoir, la recherche scientifique et la formation d’une élite capable de répondre aux défis contemporains.

Une ambition diplomatique assumée

À travers cette candidature, la RDC ne se limite pas à la conquête d’un poste institutionnel de premier plan. Elle cherche à renforcer son poids politique et culturel au sein de l’espace francophone, qui regroupe 88 États et gouvernements membres et observateurs. Pour Kinshasa, l’OIF constitue un levier stratégique de diplomatie d’influence, à l’intersection des enjeux linguistiques, éducatifs, économiques et géopolitiques.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de projection internationale de la RDC, pays francophone le plus peuplé au monde. En soutenant un universitaire de haut niveau, les autorités congolaises entendent promouvoir une gouvernance modernisée de l’organisation, davantage tournée vers l’innovation, la transformation numérique et l’employabilité des jeunes.

Une vision centrée sur la jeunesse et la réforme

Le projet porté par Gilbert Fitula mettrait l’accent sur l’autonomisation de la jeunesse francophone, la réforme des mécanismes de gouvernance interne de l’OIF et le renforcement de la coopération Sud-Sud. Selon les premières orientations évoquées, il s’agirait notamment d’adapter l’institution aux mutations rapides du monde contemporain : transition numérique, compétitivité académique, mobilité estudiantine et développement durable.

Cette approche s’appuie sur son expérience académique et administrative à la tête de l’Université de Lubumbashi, où il a contribué à des initiatives de modernisation et d’ouverture internationale.

Une compétition annoncée

La course au secrétariat général de l’OIF s’annonce toutefois particulièrement disputée. Plusieurs États membres devraient présenter leurs propres candidats, dans un contexte où les équilibres géopolitiques internes à l’organisation jouent un rôle déterminant.

Pour la RDC, cette candidature représente un test diplomatique majeur. Elle traduit une volonté affirmée de s’imposer comme acteur influent de la Francophonie mondiale et de faire entendre la voix de l’Afrique centrale dans les instances multilatérales.

Au-delà de l’enjeu électoral, l’initiative révèle une stratégie plus large : consolider la stature internationale du pays et repositionner Kinshasa comme pôle intellectuel et diplomatique au sein de l’espace francophone.

Par Coco Kingson Cabamba

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