
Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) et figure majeure de l’opposition congolaise, Martin Fayulu Madidi, a vivement critiqué les accords signés le 4 décembre dernier à Washington, qu’il accuse d’engager l’avenir de la République démocratique du Congo sans consultation du peuple ni débat national.
Dans une déclaration adressée au peuple congolais, l’ancien candidat à l’élection présidentielle dénonce des accords qu’il qualifie d’opaques, conclus selon lui en dehors de toute transparence institutionnelle. « Le peuple ne sait pas. Le peuple n’a pas décidé », a-t-il martelé, estimant que des décisions d’une telle portée ne peuvent être prises sans le consentement du souverain primaire.
Une dénonciation de l’opacité et du déficit démocratique
Pour Martin Fayulu, la signature de ces accords à l’étranger, sans information préalable de la population ni discussion parlementaire, constitue une atteinte grave aux principes démocratiques. Il affirme que ces engagements auraient été conclus « sans débat national, sans transparence et sans consentement populaire », remettant ainsi en cause la légitimité du processus ayant conduit à leur adoption.
L’opposant insiste sur le fait que la République démocratique du Congo ne saurait être gérée comme une entité privée. « Le Congo n’est pas une propriété privée », a-t-il déclaré, rappelant que la souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple congolais.
Un appel au droit de savoir et de décider
Au cœur de la prise de position de Martin Fayulu figure l’exigence du droit à l’information et du droit de participation citoyenne. Il appelle les autorités à rendre publics les termes complets des accords signés et à ouvrir un débat national inclusif afin de permettre aux Congolais d’en comprendre les enjeux réels et d’en mesurer les conséquences à long terme.
Selon lui, engager l’avenir du pays dans des accords internationaux sans l’adhésion populaire risque d’aggraver la crise de confiance déjà profonde entre les gouvernants et les gouvernés, dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs.
Une sortie politique dans un contexte sensible
Cette déclaration intervient dans un climat politique tendu, où les questions de gouvernance, de transparence et de souveraineté nationale demeurent au centre des préoccupations de l’opinion publique. En réaffirmant sa position, Martin Fayulu cherche à mobiliser la conscience nationale et à maintenir la pression sur les institutions, au nom de la démocratie et de la responsabilité politique.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté du gouvernement concernant ces accusations. Toutefois, la sortie de Martin Fayulu relance le débat sur la nécessité d’une gestion plus inclusive et transparente des engagements internationaux de la République démocratique du Congo.



