
Le climat politique congolais s’enflamme une nouvelle fois avec le dépôt d’une plainte pour diffamation introduite par l’économiste et homme politique Noel Tshiani Muadiamvita contre le journaliste et chroniqueur Edmond Izuba.
Selon un courrier officiel daté du 2 septembre 2025 et adressé au Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, Me Kalenga Lumbala, avocat de M. Tshiani, accuse Edmond Izuba d’avoir tenu des propos attentatoires à l’honneur et à la réputation de son client à travers ses comptes Twitter et Facebook.
Le document précise que le 1er septembre 2025, Edmond Izuba aurait publié un message incriminant directement Noel Tshiani. Dans cette publication, il affirmait :
« Noel Tshiani chez Corneille Nangaa ! Congolais mutema mukuse vraiment », accompagnant ses propos d’une photo choisie pour appuyer son affirmation.
Pour la partie plaignante, ces déclarations, jugées « grossières et mensongères », ont eu pour conséquence d’écorner l’image publique de Noel Tshiani, au point de le faire passer pour un allié d’acteurs perçus comme proches des groupes rebelles à l’Est du pays.
L’avocat de M. Tshiani estime que ce type d’accusations non fondées influence négativement l’opinion publique et alimente des soupçons injustifiés :
« De plus en plus, mon client est vu, aussi bien par l’opinion que par certains de ses partenaires, comme faisant partie des rebelles qui massacrent nos concitoyens à l’Est du pays, ce qui est totalement faux », peut-on lire dans la plainte.
Face à ce qu’il considère comme une « atteinte grave à sa réputation », Noel Tshiani a saisi la justice afin que l’auteur présumé de ces propos soit sanctionné conformément à l’article 74 du Code pénal livre II qui réprime la diffamation.
L’avocat conclut en demandant que justice soit faite et que la loi soit appliquée « avec rigueur » pour décourager ce qu’il qualifie de comportements diffamatoires dans l’espace public et médiatique.
Cette plainte intervient dans un contexte politique tendu en RDC où la liberté d’expression et les limites de la critique publique continuent d’alimenter le débat. L’affaire sera suivie de près, car elle oppose deux personnalités connues du paysage congolais : d’un côté, Noel Tshiani, initiateur de la proposition dite de la « congolité », et de l’autre, Edmond Izuba, chroniqueur actif sur les réseaux sociaux.
Il appartient désormais à la justice de trancher et de déterminer si les faits dénoncés constituent effectivement une infraction de diffamation ou relèvent de l’exercice de la liberté d’expression.
Par Coco Kingson Cabamba



