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RDC : Adolphe Muzito évalue la performance routière des régimes Tshisekedi et Kabila

Dans sa 31ᵉ tribune politique, l’ancien Premier ministre et vice-Premier ministre honoraire en charge du Budget, Adolphe Muzito, s’est longuement exprimé sur la question des infrastructures routières en République démocratique du Congo, établissant une comparaison chiffrée entre les réalisations des régimes de Joseph Kabila et de Félix-Antoine Tshisekedi.

Selon Adolphe Muzito, le rythme actuel de construction des infrastructures routières observé sous le mandat du président Félix Tshisekedi, s’il est maintenu ou accéléré, pourrait permettre au chef de l’État d’atteindre environ 6 000 kilomètres de routes construites d’ici à l’année 2028, soit sur une période d’environ dix années d’exercice du pouvoir.

Dans cette tribune, l’ancien chef du gouvernement met ces projections en perspective avec le bilan du régime précédent. Il affirme que le président Joseph Kabila aurait, pour sa part, construit environ 3 000 kilomètres de routes sur une période de vingt ans à la tête de l’État congolais.

Une lecture budgétaire et structurelle des infrastructures

Adolphe Muzito inscrit son analyse dans une lecture budgétaire et structurelle de l’action publique. Il souligne que les infrastructures constituent un levier majeur du développement économique, de la mobilité nationale et de l’intégration territoriale, dans un pays à la dimension continentale comme la RDC.

À travers cette comparaison, l’ancien vice-Premier ministre en charge du Budget met en avant l’importance de la cadence d’exécution des projets, plutôt que la seule durée passée au pouvoir. Pour lui, le facteur déterminant réside dans la capacité de l’État à mobiliser les ressources, à les orienter efficacement et à assurer une continuité dans les investissements publics.

Une tribune à forte portée politique

Les propos d’Adolphe Muzito s’inscrivent dans une démarche assumée de décryptage des politiques publiques, mais aussi dans un contexte politique où les bilans des différents régimes font l’objet d’analyses de plus en plus comparatives.

Sans revendiquer une posture partisane explicite, l’ancien Premier ministre met en lumière ce qu’il considère comme une différence notable de performance entre les deux périodes, sur la base des chiffres qu’il avance dans sa tribune.

Un débat ouvert sur les chiffres et les méthodes

Si la tribune d’Adolphe Muzito repose sur des données chiffrées qu’il estime significatives, elle ouvre également le débat sur la méthodologie de comptabilisation des routes construites, la distinction entre routes neuves et routes réhabilitées, ainsi que sur la durabilité et la qualité des ouvrages réalisés.

Pour l’ancien vice-Premier ministre, l’essentiel demeure l’impact concret de ces infrastructures sur la vie quotidienne des Congolais, notamment en matière de désenclavement, de réduction des coûts de transport et de stimulation de l’activité économique.

Une contribution au débat national

En livrant cette analyse dans sa 31ᵉ tribune, Adolphe Muzito entend contribuer au débat national sur la gouvernance, la gestion des finances publiques et l’efficacité de l’action de l’État. Ses propos relancent une discussion centrale dans l’espace public congolais : celle de la performance réelle des dirigeants face aux immenses besoins en infrastructures du pays.

Par la rédaction

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