
Lamuka et l’ADDCongo exigent la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés
Le regroupement politique Lamuka, aux côtés de l’Alliance pour la Défense de la Démocratie au Congo (ADDCongo), dirigée par Prince Epenge, a renouvelé ce jour son exigence de libération de tous les prisonniers politiques ainsi que du retour sans condition des exilés congolais.
Cette déclaration a été faite à l’occasion de la rentrée politique de l’ADDCongo, organisée ce jour à la permanence nationale du parti à Kinshasa, en présence des cadres, militants et sympathisants.
Dénonciation de violations graves des procédures légales
Dans son discours, Prince Epenge a dénoncé de graves violations des procédures judiciaires et constitutionnelles, accusant les services de sécurité de procéder à des arrestations arbitraires, notamment au domicile de citoyens et au sein de certaines universités du pays.
Selon le leader de l’ADDCongo, ces pratiques portent atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution et traduisent une dérive préoccupante de l’État de droit.
« Arrêter des citoyens chez eux ou dans des milieux universitaires, sans respect des procédures légales, est une menace directe pour la démocratie », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Des détenus qualifiés de prisonniers d’opinion
L’ADDCongo et Lamuka estiment que plusieurs personnes actuellement privées de liberté le sont uniquement en raison de leurs opinions politiques, de leur engagement citoyen ou de leur proximité avec l’opposition. Une situation que ces formations politiques qualifient d’inacceptable dans un pays qui se réclame démocratique.
Prince Epenge a exigé la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes concernées, appelant les autorités à privilégier le dialogue politique et le respect des droits humains.
Appel à la fin des arrestations arbitraires
Au cours de cette rentrée politique, l’ADDCongo a également appelé le pouvoir en place à mettre fin aux pratiques répressives, à respecter strictement les procédures judiciaires et à garantir un climat politique apaisé, propice à l’expression pluraliste.
Le parti a en outre plaidé pour le retour sécurisé des exilés politiques, estimant que leur exclusion de la scène nationale constitue un frein à la consolidation de la démocratie en RDC.
Une mobilisation politique annoncée
À l’issue de la rencontre, Lamuka et l’ADDCongo ont affirmé leur détermination à poursuivre la mobilisation politique et citoyenne, tant au niveau national qu’international, afin de faire pression pour le respect de l’État de droit.
Ils ont enfin appelé la société civile, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à rester vigilantes face à l’évolution de la situation des libertés publiques en République démocratique du Congo.



