
Alors que le ministère de l’Éducation nationale célébrait la publication anticipée des premiers résultats de la 58ᵉ édition de l’Examen d’État, une voix discordante vient semer le doute sur la crédibilité de ce processus.
Sylvain Apala, expert en gouvernance éducative, tire la sonnette d’alarme dans une tribune devenue virale sur les réseaux sociaux. Pour lui, les résultats publiés sont “des fabrications grotesques” destinées à distraire le Président de la République à la veille de la sortie du nouveau gouvernement.
“Cette publication précipitée de l’examen d’État est une monstruosité sans fondement technique,” accuse-t-il.
📍 Une procédure technique bafouée ?
Dans sa déclaration, l’expert rappelle les étapes rigoureuses qui doivent précéder toute publication de résultats au niveau national :
- L’expédition des malles contenant les copies vers le Centre national de correction ;
- La publication des listes d’agents de dépouillement ;
- Le dépouillement, l’analyse des procès-verbaux et le scannage des copies ;
- La correction – cette année renforcée par l’intelligence artificielle ;
- Et enfin, la délibération du jury national.
Or, selon lui, à peine deux jours après la fin des épreuves, aucune de ces étapes n’aurait été complétée dans les règles.
📉 Des incohérences flagrantes
L’expert cite plusieurs anomalies qui, selon lui, prouvent l’existence de falsifications :
- Aucune liste officielle des agents de dépouillement n’a été affichée ;
- Les malles arrivent encore au compte-gouttes dans plusieurs centres ;
- Les bulletins des élèves n’ont pas été distribués ;
- Et surtout, la présence de doublons de codes éducationnels sur les listes rendues publiques.
“Comment expliquer qu’un élève du Lycée Musungula, école catholique du Kasaï Oriental, apparaisse sous un code attribué normalement à la province du Tanganyika ?”
🎙️ Un appel à la Première ministre
Face à ce qu’il qualifie de “scandale au Ministère de l’Éducation”, Sylvain Apala demande à la Première ministre de suspendre immédiatement la publication des résultats.
“Il en va de la crédibilité de notre système éducatif. On ne peut sacrifier l’avenir de toute une génération pour des calculs politiques ou médiatiques.”
🔍 En attente de réaction officielle
Le ministère de l’Éducation nationale n’a, pour l’heure, pas réagi à ces accusations. Du côté des parents et élèves, entre soulagement d’un côté et incompréhension de l’autre, les avis sont partagés.
Alors que le gouvernement prône la modernisation du secteur éducatif avec l’introduction de l’intelligence artificielle dans la correction, cette controverse risque d’ébranler la confiance dans l’ensemble du processus.



