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Sud-Kivu : enlèvement d’un cousin du Président de l’Assemblée nationale, indignation de l’ACAJ

Un nouvel épisode sécuritaire préoccupant est signalé dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu. Selon le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), Me Georges Kapiamba, M. Eloi Boji, présenté comme le cousin du Président de l’Assemblée nationale, a été enlevé dans la nuit du 13 février 2026 par des éléments présumés RDF/AFC/M23.

Une interpellation à l’aube

D’après les déclarations de Me Georges Kapiamba, les faits se seraient produits aux environs de 4 heures du matin. « Eloi Boji a été enlevé le 13 février 2026 par des éléments RDF/AFC/M23 », a-t-il affirmé.

Toujours selon lui, des hommes armés auraient fait irruption au domicile de la victime alors qu’il dormait encore. Ces derniers lui auraient exigé la remise des clés de l’une des maisons appartenant à Aimé Boji, située à Walungu.

Une demande jugée infondée

Le président de l’ACAJ précise que la victime ne disposait d’aucune qualité juridique pour répondre favorablement à cette requête.

« N’étant ni gestionnaire ni mandataire des biens de son frère, il n’a pas été en mesure de satisfaire à cette demande », a expliqué Me Kapiamba.

Face à cette incapacité, les assaillants auraient procédé à son interpellation « manu militari », avant de l’embarquer de force sur une moto en direction d’une destination qui reste inconnue à ce stade.

Destination inconnue et inquiétude croissante

Depuis cet enlèvement, aucune information officielle n’a été communiquée sur le lieu de détention ni sur l’état de santé d’Eloi Boji. Cette disparition suscite une vive inquiétude dans la région, déjà marquée par une insécurité persistante liée aux activités de groupes armés.

Pour Me Georges Kapiamba, cet acte constitue une grave violation des droits fondamentaux et des principes de protection des civils en période de conflit.

Appel à une libération sans condition

L’ACAJ exige la libération « immédiate et sans condition » de la victime et appelle les autorités nationales ainsi que les mécanismes internationaux de protection des droits humains à se saisir du dossier.

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte de tensions sécuritaires accrues au Sud-Kivu, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut aux affrontements et aux exactions attribuées aux groupes armés opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Une réaction officielle des autorités compétentes est attendue dans les prochaines heures afin d’éclairer l’opinion publique sur les circonstances exactes de cet enlèvement et les mesures entreprises pour obtenir la libération de la victime.

Par Coco Kingson Cabamba

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