
De violents combats sont signalés depuis l’aube de ce mercredi 28 janvier dans les hauts plateaux du territoire de Fizi, à l’est de la République démocratique du Congo. Les affrontements ont éclaté dès 4 heures du matin dans plusieurs villages, notamment Angúlé, Bikyaka et Nehele, plongeant ces zones rurales dans une nouvelle spirale d’insécurité.
Selon des sources locales concordantes, les combats opposent les rebelles Twirwaneho et Red Ntabara, alliés au mouvement rebelle M23/ARC, aux Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, des groupes d’autodéfense engagés aux côtés de l’armée régulière.
Une offensive de reconquête des forces loyalistes
D’après des informations recueillies sur le terrain, les FARDC et leurs alliés Wazalendo ont lancé une offensive de reconquête visant à reprendre le contrôle de ces localités jugées hautement stratégiques, actuellement sous occupation rebelle. Les opérations militaires seraient soutenues et coordonnées, avec une pression accrue exercée sur plusieurs positions tenues par les groupes armés.
« On observe déjà une avancée significative des forces loyalistes sur certains axes », indique une source locale proche de la société civile, tout en soulignant que les combats restent intenses et évolutifs. Des échanges de tirs à l’arme lourde et légère ont été signalés, provoquant la panique au sein des populations civiles.
Situation humanitaire préoccupante
Les violences ont entraîné des déplacements massifs de populations, plusieurs familles ayant fui leurs villages vers des zones jugées plus sûres, notamment dans les collines environnantes. Les activités socio-économiques sont paralysées et l’accès humanitaire demeure difficile en raison de l’insécurité persistante.
Jusqu’à présent, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant d’éventuelles pertes humaines ou matérielles. Toutefois, des sources locales font état de dégâts collatéraux importants, notamment des habitations endommagées et des champs abandonnés.
Un front actif dans un contexte sécuritaire tendu
Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés locaux et étrangers continuent d’opérer, malgré les efforts militaires et diplomatiques en cours. La présence et les alliances entre groupes rebelles, dont certains sont soupçonnés de liens avec des forces extérieures, compliquent davantage la stabilisation durable de la région.
Les autorités militaires n’ont pas encore réagi officiellement, mais des sources sécuritaires indiquent que les opérations se poursuivront « jusqu’à la neutralisation complète des forces ennemies et la sécurisation des zones reconquises ».
La situation reste hautement volatile, et les populations civiles appellent à une protection accrue ainsi qu’à un retour rapide de la paix dans cette partie du Sud-Kivu, régulièrement endeuillée par des conflits armés récurrents.


