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Tension politique : le gouvernement bloque le mouvement de Kabila sur tout le territoire

Dans un message officiel signé par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihangô, le gouvernement congolais a ordonné l’interdiction immédiate de toutes les activités du mouvement “Sauvons le Congo”, un courant politique attribué à l’ancien Président de la République, Joseph Kabila.

Selon le document, adressé à l’ensemble des services de sécurité et institutions concernées — incluant la Présidence, la Primature, les services de renseignements, la Police nationale congolaise, l’Armée, l’ANR, la DGM et l’Inspection générale — l’exécutif enjoint « toutes affaires cessantes » à chaque entité de veiller à l’application stricte de cette mesure.

Le gouvernement exige la cessation totale des activités du groupe opérant sous le label « Sauvons le Congo », avertissant que tout manquement exposerait les responsables concernés à des sanctions sévères.
Il est demandé à chaque autorité compétente de faire respecter cette interdiction dans sa juridiction respective, dans « l’ordre » et « les sentiments patriotiques », indique le message.

La décision intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes en République démocratique du Congo, alors que plusieurs regroupements politiques et mouvements proches des figures de l’ancien régime multiplient leurs activités sur le terrain.
Le mouvement « Sauvons le Congo », réputé proche de Joseph Kabila, était présenté par certains analystes comme une plateforme de mobilisation sociopolitique visant à influencer le débat public.

Cette interdiction marque une nouvelle étape dans la stratégie de contrôle des mouvements politiques non reconnus par l’État et intervient alors que le gouvernement insiste sur la stabilité, la sécurité nationale et la lutte contre les initiatives jugées susceptibles de perturber l’ordre public.

En rappelant l’autorité de l’État et la rigueur attendue des services concernés, le Vice-Premier ministre Shabani Lukoo Bihangô affirme la volonté du gouvernement d’empêcher toute activité non autorisée pouvant menacer la cohésion nationale.

À ce stade, ni l’entourage de Joseph Kabila ni les cadres présumés du mouvement « Sauvons le Congo » n’ont réagi publiquement à cette interdiction.

Par Coco Kingson Cabamba

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