
La ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba, a annoncé avoir saisi la justice à la suite d’une série d’attaques en ligne visant sa personne, son image et sa famille.
Dans un communiqué officiel publié ce jeudi 6 novembre 2025, la cheffe de la diplomatie congolaise dénonce une campagne malveillante menée sur les réseaux sociaux et motivée, selon elle, par des intérêts politiques et personnels cherchant à ternir sa réputation.
« J’assume pleinement ma responsabilité de protéger mon enfant, de préserver ma famille et de poursuivre, avec sérénité et concentration, l’exercice de mes fonctions », a déclaré Mme Kayikwamba, réaffirmant son attachement à la dignité et à la vérité.
Depuis plusieurs jours, des publications anonymes circulent sur diverses plateformes, colportant des informations non vérifiées et des attaques personnelles contre la ministre. Ces messages, souvent partagés massivement, sont perçus comme une tentative de déstabilisation d’une personnalité occupant un poste clé au sein du gouvernement congolais.
Les services juridiques du ministère des Affaires étrangères ont confirmé que des plaintes formelles ont été déposées auprès du parquet compétent, afin d’identifier les auteurs de ces propos diffamatoires et de les traduire en justice conformément aux lois sur la cybercriminalité et la protection de la vie privée.
Plusieurs organisations de défense des droits humains et de promotion du leadership féminin ont exprimé leur soutien à la ministre, saluant sa décision de ne pas céder à la pression de la calomnie.
Me Solange Mutombo, avocate et militante pour les droits des femmes, estime que cette affaire « devrait servir d’exemple à toutes les victimes de cyber-harcèlement, surtout parmi les femmes engagées en politique ».
« La violence numérique est devenue un outil d’intimidation. Le courage de Mme Kayikwamba de porter plainte est une étape importante vers la responsabilisation des auteurs », souligne-t-elle.
Cette affaire remet au centre du débat la question de la régulation des réseaux sociaux en RDC. Des voix s’élèvent pour que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), en collaboration avec le ministère de la Communication et Médias, renforce les mécanismes de contrôle et de sanction contre les dérives constatées sur Internet.
Les observateurs estiment que la lutte contre la désinformation et le cyber-harcèlement est désormais une urgence nationale, dans un contexte où les acteurs politiques sont de plus en plus exposés à la haine en ligne.
Malgré la tempête médiatique, Thérèse Kayikwamba assure qu’elle demeure concentrée sur sa mission diplomatique au service du pays.
« Les attaques ne me détourneront pas de mes responsabilités. Je reste engagée à défendre les intérêts de la République et à promouvoir une diplomatie de paix et de respect », a-t-elle conclu.
L’affaire suit actuellement son cours judiciaire. Elle pourrait créer un précédent juridique majeur en matière de protection des personnalités publiques contre les violences numériques en République démocratique du Congo.

