
La participation du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la conférence de paix organisée à Paris par le président français Emmanuel Macron continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique congolaise. Alors que certains citoyens critiquent cette présence, estimant qu’elle profiterait davantage aux puissances étrangères qu’aux intérêts nationaux, la porte-parole du chef de l’État, Tina Salama, est montée au créneau pour clarifier la position officielle de la Présidence de la République.
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, Tina Salama a tenu à rappeler le sens stratégique et diplomatique de cette participation.
« La présence du Président Tshisekedi à Paris vise à replacer la RDC au centre du débat international, à faire reconnaître la nature politique de la crise et à mobiliser la communauté internationale autour d’une paix juste, durable et conforme au droit international, et non du pillage transfrontalier des ressources congolaises », a-t-elle déclaré.
Selon la porte-parole du Président, cette démarche s’inscrit dans une vision claire : redonner à la République Démocratique du Congo la place qu’elle mérite sur l’échiquier mondial, tout en dénonçant la logique de spoliation économique et d’agression régionale dont elle est victime depuis plusieurs années.
Une diplomatie offensive et assumée
Tina Salama souligne que le Chef de l’État congolais ne se rend pas à Paris en position de faiblesse, mais plutôt en acteur majeur de la paix en Afrique centrale. « Le Président Tshisekedi ne participe pas à une réunion pour subir, mais pour faire entendre la voix du Congo, celle d’un pays souverain, attaché à la justice et au respect des frontières reconnues internationalement », a-t-elle insisté.
Cette conférence, initiée par Emmanuel Macron, vise à relancer le dialogue autour des crises sécuritaires et humanitaires qui secouent plusieurs régions du continent africain, notamment dans la région des Grands Lacs. Pour Kinshasa, il s’agit d’une occasion de rappeler que la paix dans l’Est de la RDC ne peut être obtenue sans la reconnaissance claire du rôle des acteurs régionaux dans la déstabilisation du pays.
Des critiques internes, mais un objectif national affirmé
Malgré les voix discordantes émanant de certains milieux politiques et de la société civile congolaise, la Présidence estime que la diplomatie congolaise doit demeurer active sur toutes les scènes internationales.
« Nous devons transformer la compassion mondiale en action concrète pour la paix. La RDC ne mendie pas, elle réclame le respect de sa souveraineté et la fin des ingérences », a poursuivi Tina Salama.
Alors que les débats se poursuivent à Paris, le message de Kinshasa reste clair : la paix en RDC doit être construite sur la vérité, la justice et la fin du pillage de ses ressources naturelles.
Par Victorianews.Online



