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Transport fluvial : Jean-Pierre Bemba annonce tolérance zéro face aux négligences

La sécurité sur les eaux de la République démocratique du Congo revient au centre des priorités gouvernementales. Le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a réuni, ce mardi 30 septembre à Kinshasa, les opérateurs de l’État ainsi que les associations d’armateurs, de propriétaires de baleinières et de constructeurs de bateaux.

Au cœur des échanges : la question cruciale de la sécurité dans le transport fluvial et lacustre, un secteur vital mais trop souvent endeuillé par des naufrages meurtriers.

Une vigilance renforcée sur les eaux

Jean-Pierre Bemba a rappelé avec fermeté les obligations légales et réglementaires qui encadrent la navigation en RDC. Parmi elles :

  • le port obligatoire du gilet de sauvetage pour chaque passager,
  • la présence effective de bouées de sauvetage à bord,
  • la réalisation systématique de contrôles techniques sur les embarcations avant toute mise en service.

« Aucun relâchement ne sera toléré », a martelé le VPM, insistant sur la responsabilité collective des opérateurs et des autorités de contrôle dans la prévention des accidents.

Un secteur stratégique mais fragile

La RDC dispose de plus de 15 000 km de voies navigables, faisant du transport fluvial et lacustre un maillon essentiel de la mobilité des personnes et des biens, notamment dans les zones enclavées. Pourtant, ce secteur souffre d’un manque criant de moyens de contrôle, de vétusté des embarcations et d’un respect souvent approximatif des normes de sécurité.

Chaque année, de nombreux naufrages causent la mort de centaines de passagers, souvent faute de respect des règles élémentaires. La réunion de Kinshasa visait donc à responsabiliser tous les acteurs pour inverser cette tendance dramatique.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance et la régulation du secteur, appelant les opérateurs à une meilleure collaboration avec l’État. La mise en place de contrôles plus stricts, l’encadrement de la surcharge des embarcations et la sensibilisation des passagers devraient figurer parmi les prochaines mesures opérationnelles.

Jean-Pierre Bemba a conclu en soulignant que la sécurité des citoyens congolais sur les eaux ne doit plus être une option, mais une obligation stricte : « Nous ne pouvons plus accepter que des vies soient perdues à cause de la négligence ou de la recherche du gain facile. La sécurité doit primer sur tout. »

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