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Trois députés confirment leurs signatures dans les pétitions contre le Bureau de l’Assemblée nationale

Alors que les débats autour des pétitions initiées contre certains membres du Bureau de l’Assemblée nationale s’intensifient, plusieurs députés nationaux ont tenu à lever toute ambiguïté en confirmant formellement leur signature.

Par des correspondances distinctes adressées au président de la Commission spéciale et temporaire chargée d’examiner ces pétitions, les honorables Mainzana Mapoko Nene, Cathy Sakombi Moleka et Makiashi Willy ont réaffirmé avoir signé « en âme et conscience » les documents mettant en cause certains membres du Bureau de la Chambre basse du Parlement.

Dans sa lettre, l’honorable Mainzana Mapoko Nene indique avoir apposé sa signature « sans pression mais avec conviction personnelle », rejetant toute tentative de remise en cause de son engagement. Elle souligne que sa démarche reflète une volonté libre et consciente de participer au processus engagé.

De son côté, l’honorable Cathy Sakombi Moleka rappelle que la signature manuscrite est un « graphisme personnel distinctif », qui ne peut être contesté que par son auteur. « J’ai signé la pétition visant la destitution de certains membres du Bureau de l’Assemblée nationale », écrit-elle, tout en dénonçant les tentatives d’invalider son acte « pour des raisons inavouées ». Elle insiste sur la valeur juridique et politique de sa signature, qui, selon elle, ne souffre d’aucune contestation.

Quant au professeur Makiashi Willy, il affirme avoir signé « en bonne et due forme » la pétition en question. Il invite d’ailleurs la Commission à vérifier l’authenticité de sa signature en la comparant avec celles figurant dans les registres de présence des plénières et conférences des présidents.

Ces confirmations interviennent dans un climat politique tendu où la validité des signatures recueillies par les initiateurs des pétitions a été remise en doute. La Commission spéciale, mise en place pour examiner ces documents, se retrouve désormais avec des témoignages écrits et signés qui pourraient peser lourd dans l’issue de la procédure.

L’enjeu est de taille : la destitution éventuelle de plusieurs membres influents du Bureau de l’Assemblée nationale, un événement qui pourrait rebattre les cartes au sein de l’hémicycle et avoir un impact sur les équilibres politiques actuels.

Alors que d’autres députés pourraient emboîter le pas à leurs collègues pour confirmer ou infirmer leur implication, la Commission spéciale est appelée à trancher sur la recevabilité et la pertinence des pétitions.

La transparence et la régularité de ce processus sont désormais scrutées de près par l’opinion publique, la classe politique et la société civile, toutes soucieuses de voir le Parlement congolais fonctionner dans le respect des règles démocratiques.

Par Coco Kingson Cabamba

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