
Un nouveau drame frappe la presse congolaise.
À Bukavu, dans l’est de la République Démocratique du Congo, le corps sans vie du journaliste Wilondja Mazambi Fiston a été retrouvé ce mardi 5 juillet au matin. Ce tragique événement survient dans un contexte sécuritaire tendu, alors que la ville est sous le contrôle de la coalition rebelle AFC-M23-RDF.
Selon plusieurs sources locales concordantes, le corps de Wilondja, âgé d’une trentaine d’années, présentait des signes évidents de torture. Des images choquantes et des témoignages recueillis sur place laissent supposer que le journaliste aurait été victime d’un acte violent délibéré. Pour l’heure, les circonstances exactes de sa mort demeurent floues. Aucune revendication, ni déclaration officielle n’a été faite par les autorités rebelles qui administrent désormais Bukavu.
Face à ce drame, l’organisation Journaliste en Danger (JED) est montée au créneau. Dans un communiqué publié quelques heures après la macabre découverte, JED exige des explications immédiates et claires de la part de l’AFC-M23-RDF, et appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale.
“Ce meurtre ne peut rester impuni. Il s’agit là d’une attaque grave contre la liberté de la presse et la dignité humaine”, a déclaré un responsable de JED.
Ce drame remet en lumière les conditions précaires et dangereuses dans lesquelles travaillent les journalistes en RDC, en particulier dans les zones sous tension. Ces dernières années, plusieurs professionnels des médias ont été menacés, kidnappés ou tués en toute impunité dans l’Est du pays, une région marquée par la persistance des conflits armés.
La communauté journalistique congolaise, les ONG de défense des droits humains ainsi que les institutions internationales sont appelées à hausser le ton face à cette montée de violences visant les hommes et femmes de presse.
La mort de Wilondja Mazambi Fiston est un coup dur pour la liberté de la presse en RDC. En attendant que lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce drame, l’émotion reste vive à Bukavu et dans tout le pays.
🕯️ Un hommage lui sera rendu par ses collègues journalistes ce jeudi dans les locaux de la radio communautaire où il travaillait.
“Un journaliste tué, c’est une vérité qu’on enterre.”

