
La Mairie de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, a lancé un appel pressant à la population pour la restitution des biens de l’État pillés dans plusieurs services publics à la suite du passage des rebelles du M23-AFC dans la ville.
Dans un communiqué officiel consulté par notre rédaction, le maire adjoint et maire intérimaire d’Uvira, Kifara Kapenda Kik’y, a confirmé que des biens appartenant à l’État ont été emportés lors des actes de pillage perpétrés par les rebelles dans différents services étatiques.
Des biens abandonnés après le retrait des rebelles
Selon l’autorité urbaine, certains de ces biens auraient été jetés ou abandonnés par les pillards avant leur retrait de la ville, ce qui aurait permis à des tiers de les ramasser et de les conserver.
Face à cette situation, la mairie a décidé d’accorder un délai exceptionnel de cinq jours, allant du mercredi 28 janvier au lundi 2 février 2026, à toute personne détenant ces biens afin de les remettre volontairement et sans condition à la Mairie d’Uvira ou aux autorités compétentes.
Annonce imminente d’opérations de bouclage
Le maire intérimaire a également averti que les services de sécurité organiseront très prochainement des opérations de bouclage dans différents quartiers de la ville, dans le but de récupérer les biens publics et ceux des paisibles citoyens victimes de pillage.
Il a prévenu que toute personne surprise en possession de biens publics ou d’objets volés sera sévèrement punie, conformément aux lois et règlements en vigueur en République démocratique du Congo.
Appel à la collaboration citoyenne
Dans le même communiqué, Kifara Kapenda Kik’y a invité la population d’Uvira et de ses environs à collaborer étroitement avec les services de sécurité, notamment en dénonçant les personnes récalcitrantes qui détiendraient encore des biens pillés.
« La sécurité et la restauration de l’autorité de l’État passent par la responsabilité collective et la collaboration citoyenne », souligne le document.
Ce message intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile dans l’est de la RDC, marqué par la persistance des groupes armés et les conséquences directes de leurs exactions sur les institutions publiques et les populations civiles.



