
Nouveau rebondissement judiciaire autour de la mémoire de l’ancien président congolais Laurent-Désiré Kabila. Le Tribunal de grande instance (TGI) de Kinshasa/Gombe a autorisé le médecin légiste à procéder au prélèvement d’un échantillon biologique sur la dépouille du défunt chef de l’État en vue d’une analyse ADN.
Selon le document consulté par votre média Victoria News, cette décision fait suite à la requête introduite par M. Ibrahima Kabila, qui réclame la reconnaissance de sa filiation biologique avec l’ancien président, assassiné en janvier 2001 au Palais de Marbre, à Kinshasa.
Le tribunal précise que le médecin légiste mandaté devra extraire un échantillon du corps afin de réaliser un examen de désoxyribonucléique (ADN). L’objectif est d’apporter une réponse scientifique aux revendications d’Ibrahima Kabila. Toujours selon le document judiciaire, cette expertise vise à « établir de manière irréfutable la vérité biologique » dans ce dossier sensible, resté longtemps au cœur des rumeurs et polémiques.
Cette décision, qualifiée d’« historique » par certains analystes, suscite déjà de vives réactions dans l’opinion. Pour une partie des Congolais, elle constitue un pas important vers la transparence et la vérité historique. D’autres, en revanche, redoutent que ce processus soit instrumentalisé à des fins politiques dans un contexte marqué par des tensions sur la scène nationale.
Vingt-quatre ans après son assassinat, Mzee Laurent-Désiré Kabila demeure une figure centrale de l’histoire congolaise contemporaine. Arrivé au pouvoir en 1997 après avoir renversé le maréchal Mobutu, il a marqué la République démocratique du Congo par son discours sur la souveraineté nationale et son combat contre l’ingérence étrangère.
Le calendrier exact des prélèvements ainsi que la date de remise des résultats n’ont pas encore été communiqués par la justice.
Coco Kingson Cabamba



