
Une image circulant sur les réseaux sociaux montrant un ouvrier travaillant sans aucune protection de sécurité sur un immeuble en construction a suscité une vive réaction de Vidiye Tshimanga, président du club de football Les Aigles du Congo.
Dans un message publié sur ses plateformes, M. Tshimanga a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie de « libertés » prises par certains responsables de chantiers et propriétaires d’immeubles.
« Je ne connais pas les procédures en la matière, mais je pense qu’il est temps que notre justice se charge de ce genre de libertés observées dans le chef des responsables de chantiers et propriétaires de ces immeubles. Nous ne pouvons pas accepter que nos compatriotes soient traités comme des sous-hommes interchangeables », a-t-il dénoncé.
Selon lui, la scène se déroule sur un bâtiment en construction situé sur le boulevard du 30 juin, derrière le siège de la Fecofa. L’ouvrier, sans casque ni harnais, s’expose à un danger mortel, symbole pour Tshimanga d’un mépris flagrant des normes de sécurité et de la dignité des travailleurs congolais.
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appel à la justice
Vidiye Tshimanga a invité la justice congolaise à se saisir de ce dossier, appelant même à une éventuelle intervention d’office d’un juge. Il a par ailleurs annoncé qu’à son retour de voyage, il « explorera les voies et moyens pour porter plainte », tout en sollicitant une assistance juridique :
« Toute aide ou conseil juridique sera le bienvenu », a-t-il ajouté.
un problème récurrent
Ce cas met en lumière les failles dans le respect des normes de sécurité sur de nombreux chantiers en RDC, où des ouvriers travaillent souvent dans des conditions précaires, sans équipements de protection individuelle ni encadrement rigoureux.
L’intervention de Vidiye Tshimanga relance ainsi le débat sur la responsabilité des entreprises de construction et des autorités publiques en matière de protection des travailleurs.
Par Coco Kingson Cabamba

