
Un nouvel épisode vient de s’ouvrir au Palais du Peuple. Des députés nationaux ont officiellement notifié, par voie d’huissier de justice, leurs pétitions visant plusieurs membres influents du Bureau de l’Assemblée nationale. L’acte a été signifié ce lundi 15 septembre 2025 par l’étude Ngenda Mwadi et Associés, huissier de justice près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.
À l’origine de la démarche, on retrouve un groupe de députés nationaux de la 4ᵉ législature de la 3ᵉ République. Parmi eux, les honorables Samuel Yumba, Simisi Mohindo Obed, Vincent Andulu, Enzongo, John Tshimenga Mutombo, François Mayani et consorts. Ces élus affirment avoir agi conformément à leurs prérogatives parlementaires, en vue de solliciter un réajustement de la gestion interne de l’Assemblée nationale.
L’acte de notification, dressé par le maître Nestor Mubaya Beya, huissier de justice, vise spécifiquement :
- L’honorable Vital Kamerhe, président du Bureau de l’Assemblée nationale,
- L’honorable Jacques Djoli Eseng’ekeli, rapporteur du Bureau,
- L’honorable Dominique Munongo Inamizi, rapporteur adjoint,
- L’honorable Chimène Polipoli Lunda, questeur,
- L’honorable Grâce Neema Paininve, questeur adjoint.
Tous ces parlementaires siègent au sein du Bureau de l’Assemblée nationale, installé au Palais du Peuple, dans la commune de Lingwala à Kinshasa.
Cette notification par voie d’huissier constitue une étape juridique et administrative qui confère aux pétitions un caractère officiel et opposable. Elle ouvre ainsi la voie à un éventuel examen des griefs formulés par les initiateurs, lesquels n’ont pas encore été rendus publics dans le détail. Toutefois, la portée symbolique de cette démarche est forte : elle traduit la volonté d’une partie des élus de remettre en cause certains équilibres politiques au sommet de l’institution législative.
Depuis plusieurs mois, des tensions internes agitent l’Assemblée nationale, entre contestations de gestion et divergences politiques. Le dépôt de ces pétitions pourrait accentuer la pression sur le Bureau, déjà critiqué par certains élus de l’opposition et de la majorité.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des membres visés n’a été enregistrée. Mais des observateurs estiment que cette initiative pourrait relancer les débats autour de la gouvernance parlementaire et même fragiliser l’actuelle configuration du Bureau de l’Assemblée nationale.
Par Coco Kigson Cabamba



