
L’Assemblée nationale a ouvert ce lundi sa session ordinaire de septembre, marquée par le discours solennel de son président, Vital Kamerhe. Dans une salle des Congrès pleine à craquer, le président de la Chambre basse a rappelé que la question sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure « le combat de toute une nation » et doit transcender les clivages politiques.
Dans son allocution, Vital Kamerhe a insisté sur la nécessité de placer la paix et la sécurité au centre de l’action publique. « Sans paix, aucun développement durable n’est possible. Notre peuple a droit à la sécurité, à la dignité et à la prospérité », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris des députés présents.
Il a rappelé que malgré les efforts militaires et diplomatiques déjà consentis, les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent de subir les affres des violences armées, notamment de la part des groupes terroristes et milices locales. Kamerhe a ainsi appelé à une mobilisation collective des institutions, des forces de défense et de sécurité, mais aussi de la société civile pour « restaurer définitivement la paix sur toute l’étendue du territoire ».
Au-delà de la question sécuritaire, cette rentrée parlementaire ouvre une session cruciale, avec plusieurs dossiers majeurs inscrits à l’ordre du jour. Parmi eux figurent :
- L’examen et le vote de la loi de finances 2026, jugée décisive pour la relance économique ;
- Les réformes institutionnelles visant à renforcer la gouvernance et la transparence ;
- Le suivi du processus électoral en cours, alors que les élections locales et municipales sont attendues d’ici fin 2025.
Vital Kamerhe a exhorté les élus à « travailler avec responsabilité et patriotisme » afin de répondre aux attentes pressantes de la population, notamment dans les domaines sociaux, économiques et sécuritaires.
Enfin, le président de l’Assemblée nationale a lancé un appel à l’unité, rappelant que les défis actuels dépassent les appartenances partisanes : « Nous ne devons pas oublier que nous sommes d’abord des Congolais avant d’être de la majorité ou de l’opposition. C’est ensemble que nous bâtirons un Congo fort et respecté. »
Cette session parlementaire, qui s’étendra sur trois mois, sera donc placée sous le signe de la responsabilité collective et de la recherche de solutions durables pour la paix et le développement du pays.
Par Coco Kingson Cabamba



