
La Maison-Blanche a confirmé qu’un sommet exceptionnel réunira ce jeudi le Président de la République démocratique du Congo et celui du Rwanda, sous l’égide du Président américain Donald J. Trump. Les deux chefs d’État signeront un accord historique de paix et de développement économique, selon un communiqué de la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.
« Le président Trump accueillera jeudi les présidents du Rwanda et de la République démocratique du Congo pour signer l’accord de paix et de coopération économique qu’il a lui-même facilité », a déclaré la porte-parole.
Cet accord, négocié depuis plusieurs mois, intervient alors que les tensions entre Kigali et Kinshasa ont atteint un niveau critique, notamment en raison des violences persistantes dans l’Est congolais. La signature au plus haut niveau, à Washington, est perçue comme une tentative majeure de relancer un processus de paix fragilisé ces dernières années.
Selon plusieurs sources diplomatiques, le texte prévoit :
- La cessation des hostilités dans l’Est de la RDC
- Le respect mutuel de l’intégrité territoriale
- Le désarmement des groupes armés non-étatiques
- La facilitation du retour des déplacés internes et réfugiés
- Un partenariat de développement économique destiné à stabiliser les zones affectées par le conflit
Cet accord fait suite à un premier texte signé le 27 juin 2025 entre les deux pays, déjà sous médiation américaine. Toutefois, sur le terrain, les combats avaient continué, particulièrement dans le Nord-Kivu où le groupe armé M23 restait actif.
La nouvelle initiative vise à aller plus loin qu’un simple cessez-le-feu. L’objectif américain est d’obtenir une paix structurelle, notamment par :
- la mise en place d’un mécanisme de suivi international ;
- le redéploiement de l’autorité de l’État dans les zones en crise ;
- des investissements conjoints dans les infrastructures, les minerais stratégiques et l’agriculture ;
- une coopération sécuritaire renforcée entre les deux pays.
Si elle est appliquée, cette feuille de route pourrait renforcer la stabilité de la région des Grands Lacs, marquée par plus de deux décennies de conflits et de crises humanitaires.
Malgré la portée symbolique du sommet, des observateurs appellent à la prudence. Ils rappellent que :
- d’autres accords similaires ont été signés dans le passé sans être pleinement respectés ;
- les violations du cessez-le-feu se sont multipliées ces derniers mois ;
- certains groupes armés n’ont jamais été intégrés au processus politique ;
- le retour durable de la paix nécessite un engagement ferme des deux États et un suivi rigoureux des engagements.
Pour eux, la signature à Washington représente une opportunité majeure, mais la réussite dépendra de la volonté des parties à traduire leurs engagements en actes concrets sur le terrain.
La RDC, le Rwanda et les États-Unis affirment que cet accord pourrait ouvrir une nouvelle ère de stabilité et de coopération régionale. Pour les populations de l’Est congolais, durement touchées depuis des années, c’est un espoir fragile mais réel, que beaucoup attendent de voir se concrétiser par des actions tangibles.
La cérémonie officielle de signature est prévue ce jeudi à la Maison-Blanche, en présence du président Trump et de plusieurs hauts responsables américains.


