
La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda ont franchi une nouvelle étape dans le contentieux qui les oppose devant la Cour internationale de Justice (CIJ). Ce mercredi à La Haye, les deux États ont participé à une première audience préliminaire consacrée aux consultations procédurales, une phase essentielle destinée à organiser le déroulement de l’affaire introduite par Kinshasa le 26 juin 2026.
La délégation congolaise était conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, tandis que le Rwanda était également représenté par ses conseils devant la plus haute juridiction des Nations Unies chargée de régler les différends entre États.
Cette réunion n’avait pas pour objet d’examiner le fond du litige. Les échanges ont essentiellement porté sur les modalités pratiques de la procédure, notamment la fixation du calendrier judiciaire, les délais impartis pour le dépôt des mémoires et contre-mémoires ainsi que l’organisation des prochaines étapes du dossier.
À l’issue de ces consultations, la Cour internationale de Justice a annoncé qu’elle rendra prochainement une ordonnance procédurale. Ce document précisera officiellement les échéances que devront respecter les deux parties avant l’ouverture des débats sur le fond.
La procédure trouve son origine dans la requête déposée par la RDC le 26 juin 2026. Kinshasa sollicite la Cour afin qu’elle statue sur les responsabilités internationales qu’elle impute au Rwanda concernant des violations présumées de plusieurs conventions internationales, dans le contexte du conflit persistant dans l’est de la RDC.
Pour les autorités congolaises, cette saisine s’inscrit dans une stratégie de recours aux mécanismes du droit international afin d’obtenir un règlement judiciaire du différend, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies. Le gouvernement congolais affirme vouloir faire établir les responsabilités par une juridiction indépendante, dans le respect du contradictoire et des garanties offertes par la justice internationale.
Cette première audience marque ainsi le véritable lancement de la phase procédurale devant la CIJ. Les mois à venir seront consacrés aux échanges d’arguments écrits entre les deux États avant d’éventuelles audiences publiques sur le fond du dossier, dont l’issue pourrait avoir des conséquences importantes sur les relations entre Kinshasa et Kigali ainsi que sur l’évolution du contentieux international relatif au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.



