
La cité de Lubutu, située dans la province du Maniema, a retrouvé son calme ce lundi après un week-end particulièrement mouvementé marqué par des affrontements armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des miliciens Wazalendo conduits par le général autoproclamé Alfani Bukuyu.
Selon les informations rapportées par Radio Okapi et confirmées par les autorités provinciales, les violences ont éclaté à la suite d’une tentative présumée de pillage d’un dépôt d’armes des FARDC par les assaillants. L’armée congolaise affirme avoir rapidement réagi pour repousser cette attaque visant une installation militaire stratégique.
Les combats, qui ont duré plusieurs heures, ont provoqué une vive panique au sein de la population locale. Des échanges nourris de tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers de la cité, contraignant de nombreux habitants à abandonner précipitamment leurs domiciles pour trouver refuge dans la forêt environnante.
Un lourd bilan humain
Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état d’au moins six personnes tuées et de plusieurs blessés. Parmi les victimes figureraient aussi bien des combattants que des civils pris au piège des affrontements. Les circonstances exactes de chaque décès restent encore à établir.
Les blessés ont été pris en charge dans les structures sanitaires locales, tandis que les autorités poursuivent l’évaluation des dégâts causés par ces violences.
Une population traumatisée
Face à l’intensité des combats, une grande partie de la population de Lubutu a fui la cité durant le week-end. Des familles entières se sont réfugiées dans les zones forestières voisines, craignant pour leur sécurité.
Ce lundi matin, un retour progressif à la normale a été observé. Les activités économiques ont timidement repris et plusieurs habitants ont commencé à regagner leurs domiciles, même si la peur demeure perceptible au sein de la communauté.
Les autorités appellent au calme
Les autorités provinciales ont assuré que la situation sécuritaire est désormais sous contrôle et que les FARDC maintiennent leur présence dans la zone afin d’éviter toute nouvelle tentative d’attaque. Elles ont également appelé la population à garder son calme et à collaborer avec les services de sécurité.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile dans plusieurs régions de l’est et du centre-est de la République démocratique du Congo, où différents groupes armés continuent d’opérer malgré les efforts des autorités pour rétablir durablement la paix.
Une enquête devrait être menée afin de déterminer les circonstances exactes de cette tentative d’attaque et d’identifier les responsabilités dans les pertes en vies humaines enregistrées au cours de ces affrontements.


