
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont vivement condamné, ce samedi, une série d’attaques perpétrées par la coalition rebelle RDF/AFC/M23 contre leurs positions dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Dans un communiqué de presse officiel (n°17/25), l’État-Major de la Troisième Zone de Défense a fait état de plusieurs assauts simultanés ayant visé des localités civiles et militaires, en violation flagrante des accords de cessez-le-feu.
D’après le document parvenu à la rédaction de Victorianews, les incidents se sont intensifiés ces derniers jours. Le vendredi 19 septembre, les localités de CHANZIKIRO et NKAMBI, dans le groupement de KISIMBA (secteur de WANYANGA, territoire de WALIKALE au Nord-Kivu), ont été la cible d’offensives simultanées. Une attaque similaire a également visé la localité de SISA, groupement de MUBUKU, chefferie de BUHAVU (territoire de KALEHE, Sud-Kivu).
La veille, jeudi 18 septembre, les positions des FARDC à NDETE et KAZINGA (groupement NYAMABOKO 1, secteur OSSO, territoire de MASISI) ont subi des assauts. D’autres attaques antérieures, notamment celles du 17 septembre contre CHAMBOMBO, KATALE (ZIRALO, BUHAVU, KALEHE) et MUHONDO (BANYUNGU, MASISI), confirment une escalade préoccupante des hostilités.
Le Major Nestor MAVUDISA KAMBA MAYOYO, porte-parole de la Troisième Zone de Défense, a dénoncé ces actes comme de « multiples provocations » et des « violations incessantes » du cessez-le-feu imposé par l’accord de Washington et la déclaration de principes de Doha. Il a alerté les médiateurs américains et qataris, les appelant à « témoins » de ces agressions répétées.
Face à cette recrudescence d’attaques, les FARDC affirment ne plus pouvoir rester sans réagir. Le communiqué indique clairement que les forces gouvernementales « se réservent désormais le droit de riposter avec rigueur et détermination ». Cette déclaration marque un tournant potentiel dans la stratégie de défense congolaise, qui pourrait abandonner la retenue observée jusqu’ici pour une réponse militaire plus ferme.
Le Major Mavudisa rejette par ailleurs toute accusation portée contre les FARDC par la coalition rebelle, qualifiant ces allégations de « campagne médiatique montée pour brouiller les pistes ». Les autorités militaires congolaises estiment que ces actions visent à discréditer l’armée nationale et à justifier les offensives illégales des groupes armés.
Cette escalade intervient dans un contexte déjà volatile dans l’Est de la RDC, où plusieurs groupes armés, dont le M23 soutenu selon Kinshasa par le Rwanda, opèrent depuis des années. Malgré plusieurs rounds de dialogue et des engagements internationaux, les violations du cessez-le-feu restent fréquentes, alimentant une crise humanitaire persistante.
Les FARDC appellent la population à rester vigilante et à collaborer avec les forces loyalistes pour contrer toute avancée des éléments hostile. Les observateurs internationaux suivent de près l’évolution de la situation, craignant une nouvelle détérioration sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
Par Coco Kingson Cabamba


