
Le Gouvernorat de la province de la Tshopo tire la sonnette d’alarme face à l’utilisation abusive des réseaux sociaux dans la ville de Kisangani et dans plusieurs territoires de la province. Dans un communiqué officiel signé par sa porte-parole, Mme Balemonde Evitho Dorothée, le Gouverneur a exprimé sa profonde préoccupation quant à la multiplication des insultes, des fausses informations et des discours de haine qui circulent sur les plateformes numériques.
Selon le document, au lieu de jouer leur rôle de catalyseurs de développement et d’outils de cohésion sociale, les réseaux sociaux sont devenus des espaces où prolifèrent injures, dénigrements et campagnes de désinformation. Une situation jugée préjudiciable non seulement à l’honneur des autorités légalement établies, mais aussi à l’image de la province au niveau national et international.
Le Gouvernorat estime que ces comportements risquent de compromettre les efforts entrepris pour attirer des investisseurs. « La Tshopo a besoin de son développement », rappelle le communiqué, soulignant que l’image ternie de la province pourrait réduire les opportunités économiques initiées par les autorités provinciales.
Face à ce constat, le Gouverneur de la province a lancé une mise en garde sévère à l’endroit de la population, précisant les règles à respecter :
- La liberté d’expression ne doit pas être confondue avec le libertinage.
- La loi sur le numérique est pleinement en vigueur et sera appliquée avec rigueur.
- Toute personne qui insulte, dénigre ou porte atteinte aux autorités via les réseaux sociaux sera poursuivie en justice.
- Les administrateurs de groupes WhatsApp, blogs, pages Facebook et autres plateformes seront tenus responsables en cas de récidive.
- Les communautés sont invitées à sensibiliser et sanctionner les dérives en interne pour éviter toute complicité.
Le Gouverneur, par la voix de sa porte-parole, exhorte la population de la Tshopo à un usage responsable et citoyen des réseaux sociaux, insistant sur leur rôle essentiel dans l’édification et le rayonnement de la province.
En conclusion, le communiqué reprend un adage évocateur : « Un homme averti en vaut deux », comme pour rappeler que cette mise en garde se veut à la fois préventive et dissuasive.



