
La FIFA a officiellement dévoilé la liste des arbitres retenus pour officier lors de la Coupe du monde 2026, une échéance majeure du football mondial qui se tiendra conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Parmi les grandes absences relevées sur cette liste figure celle de l’arbitre international congolais Jean-Jacques Ndala, dont le parcours récent suscitait pourtant de fortes attentes.
Une absence surprenante au regard de son parcours
Reconnu comme l’un des arbitres africains les plus expérimentés de ces dernières années, Jean-Jacques Ndala s’était illustré lors de la Coupe d’Afrique des nations 2025, où il avait été désigné pour diriger la finale opposant le Maroc au Sénégal. Une nomination qui témoignait de la confiance placée en lui par la Confédération africaine de football et renforçait son statut sur la scène continentale.
Sa prestation lors de cette finale a cependant suscité de vives controverses, notamment autour d’un penalty accordé au Maroc après recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Cette décision, jugée discutable par une partie des observateurs et supporters, a alimenté un débat intense sur la qualité de l’arbitrage lors des grandes compétitions africaines.
Le poids des performances récentes dans les choix de la FIFA
Selon plusieurs analystes du football, la sélection des arbitres pour une Coupe du monde repose sur des critères stricts incluant la régularité des performances, la gestion des matchs à haute pression et l’évaluation technique des décisions prises, notamment via la VAR. Dans ce contexte, la prestation controversée de Ndala lors de la finale de la CAN 2025 aurait pu influencer négativement son évaluation globale.
La FIFA, soucieuse de garantir un arbitrage irréprochable pour son tournoi phare, privilégie généralement des profils jugés constants et peu exposés à des polémiques majeures dans les mois précédant la compétition.
Réactions mitigées en RDC et en Afrique
En République démocratique du Congo, l’absence de Jean-Jacques Ndala a provoqué une vague de réactions contrastées. Si certains estiment que cette décision est sévère au regard de sa carrière et de son expérience, d’autres considèrent qu’elle reflète les exigences élevées du football moderne et l’importance de la précision arbitrale à l’ère de la technologie.
Au-delà du cas individuel de Ndala, cette situation relance également le débat sur la représentation des arbitres africains dans les grandes compétitions internationales, ainsi que sur l’accompagnement et la formation continue nécessaires pour répondre aux standards de la FIFA.
Un avenir encore ouvert
Malgré cette non-sélection, la carrière de Jean-Jacques Ndala reste loin d’être compromise. À des années encore actives au plus haut niveau, l’arbitre congolais pourrait rebondir lors des prochaines compétitions continentales et internationales, à condition de maintenir un haut niveau de performance.
La publication de cette liste marque en tout cas une étape décisive dans la préparation du Mondial 2026, où chaque détail, y compris l’arbitrage, sera scruté avec la plus grande attention.

