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Guerre dans l’Est : les Wazalendo interdits de porter les nouveaux uniformes des FARDC

Dans un contexte sécuritaire toujours tendu à l’Est de la République démocratique du Congo, les autorités militaires resserrent l’encadrement des forces supplétives engagées aux côtés de l’armée régulière. Une note circulaire urgente datée du 15 avril 2026 interdit désormais formellement aux combattants Wazalendo de porter les nouveaux uniformes attribués aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Une directive issue de la hiérarchie militaire

Le document, signé par le coordonnateur national des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), le colonel Sekololo Semivumbi Cyprien, a été transmis à l’ensemble des commandements des VDP opérant principalement dans les zones de conflit de l’Est. Selon cette correspondance officielle, la mesure découle d’instructions directes de la hiérarchie militaire.

Les volontaires, plus connus sous l’appellation « Wazalendo », sont ainsi contraints de continuer à utiliser leurs anciennes tenues de dotation, en dépit de la modernisation progressive de l’équipement au sein des FARDC.

Clarifier les lignes entre forces régulières et supplétives

D’après les termes de la note, cette décision répond à un impératif opérationnel : établir une distinction visuelle nette entre les unités régulières et les forces d’appoint. Sur des théâtres d’opérations caractérisés par la complexité des alliances et la multiplicité des groupes armés, l’identification rapide des combattants constitue un enjeu stratégique majeur.

Cette clarification vise également à limiter les risques de confusion sur le terrain, notamment lors des opérations conjointes ou dans des zones à forte présence de groupes armés non étatiques, où les uniformes militaires peuvent être utilisés à des fins d’infiltration ou de désinformation.

Risque de sanctions disciplinaires

La circulaire insiste sur le caractère contraignant de cette directive. Tout manquement est explicitement qualifié de « violation de consignes » et expose les contrevenants à des sanctions disciplinaires. Cette rigueur traduit la volonté des autorités militaires de renforcer la discipline et la chaîne de commandement au sein des forces alliées.

Un encadrement accru des Wazalendo

Depuis l’intensification du conflit dans l’Est, les Wazalendo jouent un rôle significatif en appui aux FARDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Toutefois, leur intégration opérationnelle continue de poser des défis en matière de coordination, de discipline et de conformité aux normes militaires.

Cette nouvelle directive s’inscrit dans une série de mesures visant à mieux structurer leur engagement, tout en préservant la lisibilité et la crédibilité des forces armées régulières sur le terrain.



Au-delà de l’aspect vestimentaire, cette décision illustre une problématique plus large liée à la gestion des forces supplétives dans un contexte de guerre asymétrique. La différenciation visuelle entre troupes régulières et volontaires apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la cohérence opérationnelle, réduire les risques de bavures et maintenir l’autorité de l’État dans les zones de conflit.

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