
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de pacification de l’espace Grand Bandundu avec la réception officielle d’un important lot d’armes récupérées auprès de l’ex-milice Mobondo. La cérémonie s’est déroulée ce samedi à la Pagode présidentielle de la N’Sele, sous la présidence du Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la vaste campagne de désarmement initiée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’État et Commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en vue de mettre définitivement fin aux activités des groupes armés qui sévissent dans plusieurs régions du pays.
Le processus de récupération des armes a été conduit sous la coordination du ministre délégué auprès du Vice-Premier ministre de la Défense nationale, chargé des Anciens Combattants, Eliezer Ntambwe Posho. Les autorités considèrent cette opération comme une avancée significative dans la lutte contre le phénomène Mobondo, responsable de nombreuses violences dans les provinces du sud-ouest du pays.
Placée sous le haut patronage de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentée à cette cérémonie par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, cette remise symbolique témoigne de l’engagement du gouvernement à restaurer durablement la sécurité, renforcer l’autorité de l’État et favoriser le retour à une coexistence pacifique dans les zones longtemps affectées par l’insécurité.
Dans son allocution, le ministre de la Défense nationale, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a souligné la portée hautement symbolique et stratégique de cette cérémonie.
« Cette cérémonie dépasse largement le cadre d’une simple récupération d’armes. Elle constitue un signal fort de la consolidation de notre souveraineté nationale, du rétablissement progressif de l’autorité de l’État et de la victoire de la République sur toutes les tentatives de déstabilisation », a-t-il déclaré.
Le patron de la Défense nationale a également insisté sur les conséquences positives de cette opération pour les populations locales.
« Chaque arme récupérée représente une vie sauvée, une famille protégée et un village sécurisé », a affirmé Me Guy Kabombo Muadiamvita, saluant les efforts conjoints des institutions de l’État, des forces de sécurité et des communautés locales impliquées dans le processus de désarmement.
L’un des moments les plus marquants de la cérémonie a été la remise symbolique des armes récupérées. Le ministre délégué Eliezer Ntambwe Posho a officiellement remis l’arsenal au Vice-Premier ministre de la Défense, qui l’a ensuite confié au commandant de la Première zone de défense, le général-major Chico Tshitambwe, représentant personnel du Chef d’état-major général des FARDC.
Ce geste symbolique illustre la chaîne institutionnelle de prise en charge des armes récupérées ainsi que la détermination des autorités militaires à poursuivre les opérations de sécurisation des zones autrefois sous influence des groupes armés.
Réaffirmant la volonté du gouvernement de poursuivre ses efforts jusqu’à l’élimination totale des menaces sécuritaires sur l’ensemble du territoire national, Me Guy Kabombo Muadiamvita a lancé un appel à la responsabilité collective.
Selon lui, la sécurité nationale ne saurait être l’affaire exclusive des forces de défense et de sécurité. Elle exige également l’implication active des citoyens dans la préservation de la paix et de la stabilité.
Le ministre a ainsi exhorté les populations à se détourner de toute collaboration avec les groupes armés et à privilégier les valeurs de paix, de cohésion nationale et d’unité.
« La République démocratique du Congo est une et indivisible. Chacun doit contribuer à la défense de cette unité et à la consolidation de la paix », a-t-il conclu.
Cette cérémonie intervient dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les initiatives visant à restaurer l’autorité de l’État dans les zones anciennement touchées par les violences armées, avec pour objectif de garantir la sécurité des populations et de créer les conditions favorables au développement socio-économique des provinces concernées.


