
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé ce vendredi l’organisation prochaine d’un dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain, à l’issue d’une audience accordée aux représentants des principales confessions religieuses du pays à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Cette initiative présidentielle vise à consolider la cohésion nationale dans un contexte marqué par de nombreux défis politiques, sécuritaires et sociaux. Selon la Présidence, ce dialogue se déroulera dans le strict respect des institutions de la République et des dispositions de la Constitution, avec pour objectif de favoriser un climat de confiance, de paix et d’unité entre les différentes composantes de la nation.
Une initiative saluée par les confessions religieuses
S’exprimant au nom de la délégation des chefs religieux, le cardinal Fridolin Ambongo a salué cette annonce, estimant qu’elle répond aux attentes d’une large partie de la population en matière de paix et de réconciliation.
« Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État », a déclaré le prélat à l’issue de la rencontre.
Selon lui, cette décision constitue l’aboutissement des efforts entrepris par le Président de la République pour promouvoir la paix, renforcer la cohésion nationale et préserver l’unité de la République démocratique du Congo.
Le cardinal Ambongo a également insisté sur l’importance de privilégier le dialogue comme moyen de résoudre les différends politiques et sociaux, tout en préservant les valeurs républicaines et l’intérêt supérieur de la nation.
Les principales confessions religieuses réunies
L’audience présidentielle a rassemblé les responsables des principales communautés religieuses du pays, témoignant de la volonté des autorités de s’appuyer sur les forces morales de la nation dans cette démarche de rassemblement.
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment :
Mgr André Bokundoa, représentant de l’Église du Christ au Congo (ECC) ;
L’archevêque Ejiba Yamampia, représentant de l’Église de Réveil du Congo (ERC) ;
Le cheikh Abdallah Mangala, représentant de la Communauté musulmane ;
Mgr Donatien Nshole, porte-parole de l’Église catholique ;
Le pasteur Éric Senga, porte-parole de l’ECC.
La présence de ces responsables religieux traduit leur engagement à accompagner toute initiative susceptible de renforcer la stabilité, la paix et la cohésion nationale.
Un dialogue placé sous le signe de la Constitution
En annonçant ce dialogue national, le Chef de l’État a tenu à préciser que le processus sera conduit dans le respect des principes républicains, des institutions établies et de la Constitution. Cette précision vise à rassurer sur le cadre dans lequel se dérouleront les concertations, tout en garantissant que celles-ci contribueront au renforcement de la démocratie et de l’État de droit.
Cette démarche intervient alors que la RDC poursuit ses efforts pour faire face aux défis liés à la sécurité dans l’Est du pays, à la consolidation des institutions et à la recherche d’un consensus national autour des grandes priorités de développement.
Un appel à l’unité nationale
À travers cette initiative, le Président Félix Tshisekedi entend créer un espace de concertation permettant aux différentes sensibilités nationales de contribuer à la recherche de solutions durables aux défis auxquels le pays est confronté.
Les confessions religieuses, traditionnellement considérées comme des acteurs majeurs de la médiation et de la cohésion sociale en RDC, devraient jouer un rôle important dans l’accompagnement de ce processus de dialogue.
L’annonce de ce dialogue national constitue ainsi une nouvelle étape dans les efforts visant à consolider l’unité nationale, renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, et promouvoir une paix durable au bénéfice de l’ensemble des Congolais.
Rédaction : Victoria Media – L’info au cœur de l’action



