Accueil / Politique / L’UDPS rejette les accusations de Human Rights Watch et réclame une collaboration avec la justice congolaise

L’UDPS rejette les accusations de Human Rights Watch et réclame une collaboration avec la justice congolaise

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) a publié un communiqué officiel dans lequel elle conteste fermement les conclusions du récent rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) relatif aux incidents survenus lors du sit-in organisé par l’opposition le 12 juin 2026 à Kinshasa. Le parti présidentiel réfute toute implication dans les actes de violence évoqués et appelle l’organisation internationale à transmettre ses éléments de preuve à la justice congolaise.

Selon le communiqué signé par le président ad intérim de l’UDPS, Augustin Kabuya Tshilumba, le parti affirme que les accusations relayées par Human Rights Watch reposent sur des informations incomplètes et recueillies sans consultation préalable de ses responsables.

L’UDPS dément toute implication de la « Force du Progrès »

L’UDPS rejette catégoriquement les affirmations selon lesquelles sept individus présentés comme membres de la « Force du Progrès » auraient été mandatés par la hiérarchie du parti pour perturber le sit-in de l’opposition.

La direction du parti soutient qu’aucun ordre n’a été donné en ce sens et estime que les personnes citées dans le rapport n’agissaient pas au nom de l’UDPS.

Le communiqué précise également que la véritable « Force du Progrès » constitue une structure officielle de mobilisation citoyenne rattachée à la Ligue des Jeunes du parti, dont la mission consiste exclusivement à sensibiliser les militants au respect des lois de la République, de l’État de droit et des valeurs démocratiques.

L’UDPS insiste sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas d’une structure destinée à mener des actions de violence ou d’agression.

Des critiques contre la méthodologie de Human Rights Watch

Le parti affirme que Human Rights Watch aurait élaboré son rapport sans recueillir la version officielle de l’UDPS.

Selon le communiqué, le directeur exécutif de l’ONG aurait uniquement fondé son enquête sur les déclarations de responsables de l’opposition.

L’UDPS indique avoir appris par voie médiatique la présence à Kinshasa du responsable de Human Rights Watch ainsi que les informations faisant état de rencontres avec plusieurs acteurs politiques.

Le document ajoute qu’après la diffusion de ces informations, une représentante de l’ONG, identifiée comme Janet Ngokadi, aurait finalement pris contact avec les dirigeants du parti.

Au cours de cet échange, il lui aurait été rappelé que le directeur exécutif de Human Rights Watch n’avait jamais sollicité de rencontre officielle avec la direction de l’UDPS. En réponse, elle aurait reconnu que celui-ci avait effectivement rencontré certains membres du Gouvernement, mais pas les responsables du parti.

Pour l’UDPS, cette situation démontre une collecte des informations jugée insuffisamment contradictoire et entachée d’un manque d’équilibre.

Le parti saisit la justice

L’UDPS révèle avoir déposé, le 22 juin 2026, une plainte auprès du Parquet général près la Cour de cassation.

Dans cette perspective, le parti invite Human Rights Watch à mettre à la disposition de la justice congolaise tous les éléments d’identification ainsi que les coordonnées complètes des sept personnes mentionnées dans son rapport.

Selon la direction du parti, cette collaboration permettrait aux autorités judiciaires de conduire les investigations nécessaires et d’établir la vérité sur les événements du 12 juin.

Un appel au respect de l’État de droit

Le communiqué rappelle que l’UDPS se réclame depuis sa création des principes de non-violence, de dialogue politique et de respect de l’État de droit.

Le parti soutient qu’il ne peut être tenu responsable des actes commis par des individus dont les identités, les affiliations réelles et les responsabilités restent à déterminer par les juridictions compétentes.

L’UDPS réaffirme également son attachement aux droits humains, aux libertés publiques et au respect des institutions judiciaires.

L’UDPS se réserve le droit d’engager des poursuites

En conclusion, la formation politique indique demeurer ouverte à tout échange objectif et contradictoire avec les organisations nationales et internationales de défense des droits humains.

Toutefois, elle avertit qu’elle se réserve le droit d’engager toute procédure judiciaire appropriée afin de protéger son honneur, sa réputation et ses intérêts si des allégations qu’elle considère comme inexactes, non vérifiées ou diffamatoires venaient à être maintenues ou publiées à son encontre.

Le communiqué est daté du 12 juillet 2026 et porte la signature du président ad intérim de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya Tshilumba.

La rédaction de Victoria Media

Laisser un commentaire