
La ville de Beni est une nouvelle fois plongée dans le deuil après une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Selon plusieurs sources locales, six membres de la communauté pygmée ont été tués dans la soirée du samedi 30 mai 2026 lors d’une incursion armée au campement des pygmées situé dans le quartier Ngadi, à Beni, dans la province du Nord-Kivu.
Cette nouvelle tragédie illustre la persistance de l’insécurité dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo, malgré les opérations militaires menées depuis plusieurs années contre les groupes armés actifs dans la région.
Une attaque ciblant des populations civiles vulnérables
D’après les premières informations recueillies auprès d’acteurs locaux, des hommes armés identifiés comme des combattants ADF auraient fait irruption dans le campement en soirée, ouvrant le feu et semant la panique parmi les habitants. Le bilan provisoire fait état de six personnes tuées, toutes issues de la communauté pygmée, considérée comme l’une des populations les plus vulnérables de la région.
Des témoins rapportent que plusieurs survivants ont été contraints de fuir vers des zones jugées plus sécurisées, abandonnant leurs habitations et leurs biens par crainte de nouvelles attaques.
Une vive émotion à Beni
La nouvelle de ce massacre a provoqué une onde de choc au sein de la population de Beni. Les habitants dénoncent une recrudescence des violences contre les civils et s’interrogent sur l’efficacité des dispositifs sécuritaires mis en place dans les zones exposées aux incursions rebelles.
Depuis plusieurs années, les ADF sont accusés de nombreuses attaques sanglantes contre les populations civiles dans les territoires de Beni, Lubero et Irumu, causant des milliers de morts et d’importants déplacements de populations.
Jean de Dieu Kahongya condamne le massacre
Réagissant à cette attaque, l’acteur politique Jean de Dieu Kahongya a exprimé sa profonde indignation et condamné avec fermeté ce qu’il qualifie d’acte barbare contre des populations innocentes.
Dans sa déclaration, il a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes afin de renforcer la protection des civils dans les zones les plus exposées aux violences armées. Il a également demandé que les auteurs de cette attaque soient rapidement identifiés, traqués et neutralisés.
Jean de Dieu Kahongya a en outre exhorté les forces de défense et de sécurité à intensifier les opérations militaires dans les territoires de Beni et de Lubero afin d’empêcher de nouvelles incursions meurtrières.
Appel à l’assistance humanitaire
Au-delà de la réponse sécuritaire, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une assistance immédiate en faveur des survivants et des familles endeuillées. Des organisations humanitaires sont appelées à intervenir rapidement pour apporter un soutien alimentaire, médical et psychologique aux personnes affectées par cette nouvelle tragédie.
Les conditions de vie des communautés déplacées demeurent particulièrement précaires dans plusieurs localités du Nord-Kivu, où les violences répétées ont fragilisé davantage les populations déjà confrontées à de multiples défis humanitaires.
La société civile réclame des actions concrètes
Face à la multiplication des attaques, la société civile de Beni ainsi que plusieurs leaders communautaires continuent de réclamer des mesures concrètes et durables pour restaurer la sécurité dans la région. Ils appellent les autorités nationales et provinciales à renforcer la présence des forces de sécurité dans les zones à risque et à accélérer les stratégies visant à neutraliser définitivement les groupes armés.
Alors que les familles des victimes pleurent leurs proches, cette nouvelle attaque rappelle une fois de plus l’urgence d’une réponse sécuritaire efficace afin de mettre un terme au cycle de violences qui endeuille depuis de nombreuses années les populations de l’est de la République démocratique du Congo.
Rédaction : Victorianews


