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Des cadres de l’AFDC interpellés à Kinshasa après leur retour de Brazzaville

Une vive tension secoue la scène politique congolaise après l’interpellation, ce vendredi 8 mai 2026, de plusieurs cadres et militants de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), parti dirigé par le professeur Modeste Bahati Lukwebo et membre de la majorité présidentielle.

Selon un communiqué officiel publié par la formation politique, les personnes concernées ont été arrêtées au Beach Ngobila, principal point de passage fluvial entre Kinshasa et Brazzaville, alors qu’elles revenaient de la capitale congolaise voisine.

D’après les informations rendues publiques par l’AFDC, les interpellés ont ensuite été conduits vers les installations de la Direction des renseignements militaires (DEMIAP), sans qu’aucune explication officielle n’ait été communiquée jusque-là sur les motifs exacts de cette opération.

Plusieurs hauts cadres concernés

Parmi les personnalités arrêtées figurent notamment Hilaire Kasusa Kikobya, vice-président national du parti et président du conseil d’administration de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques (INERA), ainsi que Jean-Claude Phukuta Kuala.

Le parti évoque également l’arrestation de plusieurs militants et sympathisants, parmi lesquels Yvon Yanga et Valéry Ilunga.

Cette vague d’interpellations suscite de nombreuses interrogations au sein de la classe politique congolaise, d’autant plus que les personnes arrêtées appartiennent à une formation alliée au pouvoir en place.

L’AFDC exige des explications

Dans un communiqué signé par Gianni Mulumba Mukelenge, l’AFDC-A a dénoncé ces arrestations et exigé la libération immédiate de tous les détenus.

Le parti affirme ne disposer d’aucune information sur les accusations éventuelles retenues contre ses membres et appelle les autorités compétentes à faire preuve de transparence dans la gestion de ce dossier.

« L’AFDC-A demande la libération sans condition de ses cadres et militants arrêtés arbitrairement », indique notamment le communiqué consulté par plusieurs médias à Kinshasa.

Un climat politique de plus en plus sensible

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes autour de la gouvernance, des questions sécuritaires et des équilibres internes au sein de la majorité présidentielle en République démocratique du Congo.

L’absence de communication officielle des services de sécurité alimente déjà spéculations et inquiétudes au sein de l’opinion publique, alors que plusieurs organisations politiques et acteurs de la société civile réclament davantage de garanties sur le respect des droits et libertés fondamentales.

À l’heure actuelle, aucune déclaration officielle de la DEMIAP ou du gouvernement congolais n’a encore été rendue publique concernant les circonstances exactes de ces arrestations.

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