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RDC – Révision constitutionnelle : Mardochée Nsele recadre Jean-Claude Katende

Le débat autour de la révision constitutionnelle en République démocratique du Congo continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Dernière en date, celle de Mardochée Nsele, qui s’est exprimé avec fermeté à l’encontre de Jean-Claude Katende, figure bien connue du milieu associatif congolais.
Dans une sortie médiatique aux accents critiques, Mardochée Nsele a jugé « regrettable » l’attitude de Jean-Claude Katende, qu’il accuse de s’ériger en porte-voix de la société civile sans, selon lui, refléter les aspirations profondes du peuple congolais. « Il incarne aujourd’hui une posture politiquement usée, déconnectée des réalités nationales », a-t-il déclaré.
L’homme politique estime également que l’engagement de Katende manque de consistance sur le plan juridique. Selon lui, l’absence de contribution notable au niveau du barreau ou de participation à des procès de référence affaiblit sa crédibilité dans un débat aussi crucial que celui de la révision constitutionnelle.
Plus encore, Mardochée Nsele remet en cause la neutralité de certaines prises de position issues de la société civile. Il évoque une dérive où « certaines déclarations semblent davantage servir des agendas politiques que l’intérêt général », pointant implicitement du doigt des influences extérieures ou des alliances inavouées.
Dans un ton résolument affirmatif, il a insisté sur la dynamique institutionnelle en cours en République démocratique du Congo : « Pendant que certains s’enferment dans le refus systématique, le peuple avance, les institutions se consolident et la Constitution sera révisée avec responsabilité. »
Cette sortie s’inscrit dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes autour de la question de la révision constitutionnelle, un sujet sensible qui divise profondément l’opinion publique. Tandis que certains acteurs y voient une nécessité pour adapter les institutions aux réalités actuelles, d’autres redoutent une remise en cause des équilibres démocratiques établis.
Le débat reste ouvert, mais une chose est certaine : les prises de position se multiplient et traduisent l’importance stratégique de cette réforme pour l’avenir du pays.

Par :Coco Kingson Cabamba

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