
Les autorités sud-africaines ont fermement condamné une série d’attaques xénophobes et d’actes d’intimidation dirigés contre des ressortissants étrangers, notamment des citoyens ghanéens, dans plusieurs localités du pays. À travers un communiqué officiel, le ministère de la Police a dénoncé des violences « inacceptables » et contraires aux principes fondamentaux de la démocratie sud-africaine.
Selon le gouvernement, ces actes, qui incluent des agressions physiques, des pillages et des menaces ciblées, constituent non seulement des infractions pénales graves, mais portent également atteinte aux valeurs de dignité humaine, d’égalité et de respect des droits fondamentaux. « L’Afrique du Sud est un État de droit. Aucun individu ou groupe ne peut se substituer aux institutions légales pour régler des différends ou exprimer des frustrations », souligne le ministère.
Face à la montée de ces incidents, le ministère a annoncé le déploiement renforcé du Service de police sud-africain, avec des instructions claires d’intervenir « de manière décisive et sans hésitation ». Les forces de l’ordre sont chargées d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice toute personne impliquée, directement ou indirectement, dans ces violences.
Les autorités mettent en garde contre toute tentative d’incitation à la haine ou à la division, rappelant que de tels comportements menacent la cohésion sociale et la stabilité nationale. « Les actes de xénophobie, de violence ou d’intimidation ne seront tolérés en aucun cas », insiste le communiqué.
Par ailleurs, le gouvernement lance un appel pressant à l’ensemble des communautés pour faire preuve de retenue et de responsabilité. Les leaders communautaires, les organisations de la société civile ainsi que les acteurs locaux sont invités à collaborer étroitement avec les services de sécurité afin de prévenir toute escalade et favoriser le dialogue intercommunautaire.
Ces tensions surviennent dans un contexte socio-économique marqué par des défis persistants, notamment le chômage et les inégalités, souvent exploités pour alimenter des sentiments hostiles envers les étrangers. Les autorités sud-africaines réaffirment leur engagement à garantir la sécurité de toutes les personnes vivant sur leur territoire, indépendamment de leur nationalité.
La situation reste sous surveillance, tandis que les forces de sécurité poursuivent leurs opérations pour rétablir l’ordre et prévenir de nouvelles violences.



