
Une nouvelle alerte sécuritaire a secoué la ville de Kisangani ce dimanche soir. Selon plusieurs sources locales concordantes, deux drones ont ciblé l’Aéroport international de Bangoka aux environs de 18 heures.
D’après les premières informations recueillies, les engins auraient été interceptés et détruits avant d’atteindre leurs cibles. Quelques dégâts matériels mineurs auraient néanmoins été enregistrés autour des installations aéroportuaires, sans qu’un bilan officiel ne soit encore communiqué concernant d’éventuelles victimes ou blessés.
Cette nouvelle attaque a provoqué un climat de panique dans plusieurs quartiers proches de l’aéroport, où des habitants affirment avoir entendu plusieurs détonations suivies de mouvements inhabituels des forces de sécurité. Des témoins évoquent également une forte présence militaire autour des installations aéroportuaires peu après les explosions.
Par mesure de sécurité, les vols de la Compagnie Africaine d’Aviation reliant Kisangani à Kinshasa ont été suspendus temporairement. Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu dans l’est de la République démocratique du Congo, marqué par plusieurs précédentes attaques attribuées à des groupes armés actifs dans la région.
L’attaque de ce dimanche rappelle d’autres incidents similaires survenus ces derniers mois contre l’aéroport de Bangoka, infrastructure stratégique à la fois civile et militaire. En mars dernier, plusieurs drones kamikazes avaient déjà été interceptés au-dessus du site, poussant les autorités provinciales à renforcer les dispositifs de surveillance aérienne.
Jusqu’à présent, aucune autorité officielle n’a revendiqué ou attribué cette nouvelle attaque. Les services de sécurité poursuivent les enquêtes afin de déterminer l’origine des drones et les circonstances exactes de l’incident.
Les autorités provinciales appellent la population au calme et recommandent d’éviter les zones proches de l’aéroport jusqu’à nouvel ordre.


