
Une vive controverse entoure l’empêchement de l’honorable Daniel Aselo de quitter la capitale congolaise pour la province du Sankuru. L’élu national affirme avoir été bloqué ce mardi à l’aéroport de Aéroport de Ndolo par les services de la Direction Générale des Migrations (DGM), alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Lusambo.
Selon ses déclarations, les agents de la DGM auraient conditionné son départ à la présentation d’une autorisation de sortie délivrée par le Président de l’Assemblée nationale. Une exigence que le député rejette catégoriquement, estimant qu’elle ne s’applique pas dans son cas.
« Il ne s’agit pas d’une mission parlementaire, mais d’un déplacement politique relevant de mes activités partisanes », a-t-il précisé devant la presse, dénonçant une entrave injustifiée à sa liberté de circulation.
L’élu affirme par ailleurs disposer d’un ordre de mission signé par Augustin Kabuya, en sa qualité de Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Ce document, selon lui, légitime son déplacement dans le Sankuru, où il devait soutenir le ticket officiel du parti présidentiel dans le cadre de l’élection du gouverneur.
Cet incident relance le débat sur les procédures administratives encadrant les déplacements des élus nationaux, notamment lorsqu’ils interviennent en dehors du strict cadre institutionnel. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la base légale de l’exigence formulée par la DGM, ainsi que sur les implications politiques d’un tel blocage en pleine période électorale.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été communiquée par la Direction Générale des Migrations ni par le bureau de l’Assemblée nationale. La situation pourrait néanmoins alimenter les tensions politiques à l’approche des échéances provinciales dans le Sankuru, une province stratégique où les enjeux de pouvoir restent particulièrement sensibles.



