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Mardochée Nsélé Minga hausse le ton face à la plateforme “Sauvons le Congo” sur la révision constitutionnelle

Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC) prend une nouvelle tournure. À l’issue d’un meeting politique tenu à Kamina, chef-lieu de la province du Haut-Lomami, Mardochée Nsélé Minga a livré une réplique particulièrement ferme à la plateforme “Sauver le Congo”, dans un contexte de tensions politiques croissantes.

Une réponse virulente sur fond d’accusations historiques

Dans une déclaration au ton incisif, Mardochée Nsélé Minga a rejeté toute légitimité à cette plateforme pour intervenir dans le débat constitutionnel. Il a notamment accusé ce qu’il qualifie de “mouvance rwando-congolaise” d’avoir contribué, depuis près de trois décennies, à l’instabilité persistante dans l’Est du pays, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Selon lui, ces acteurs politiques et leurs soutiens seraient en partie responsables de la “tragédie humaine sans précédent” qui continue de marquer ces régions, caractérisée par des conflits armés, des déplacements massifs de populations et des violations graves des droits humains.

La souveraineté nationale au cœur du discours

Au centre de son intervention, la question de la souveraineté nationale. L’homme politique a insisté sur le fait que la révision de la Constitution relève exclusivement du peuple congolais et ne saurait être influencée par des intérêts extérieurs.

« La question de la révision de notre Constitution ne concerne ni le Rwanda ni ses relais. C’est une affaire strictement congolaise », a-t-il martelé devant ses partisans.

Cette prise de position s’inscrit dans un discours plus large dénonçant les ingérences étrangères dans les affaires internes de la RDC, un thème récurrent dans le débat politique national.

Vers une réforme constitutionnelle controversée

Mardochée Nsélé Minga a également défendu la nécessité d’une réforme de la Constitution actuelle, qu’il juge inadaptée aux réalités congolaises. Selon lui, celle-ci aurait été “taillée au profit d’intérêts extérieurs et particuliers”, appelant ainsi à une refonte en profondeur pour mieux refléter l’histoire, les valeurs et les cultures du pays.

Cette position rejoint celle de certains cercles proches du pouvoir, qui plaident pour une révision constitutionnelle afin de renforcer la gouvernance et consolider l’unité nationale.

Une pétition annoncée pour le 20 avril

Dans cette dynamique, l’acteur politique a annoncé le dépôt imminent d’une pétition, prévu pour le 20 avril prochain, visant à ouvrir formellement le débat sur la révision de la Constitution.

Cette initiative pourrait marquer une étape décisive dans un processus qui s’annonce déjà hautement sensible, tant sur le plan politique que social.

Une référence directe au Chef de l’État

Enfin, Mardochée Nsélé Minga a inscrit son discours dans une logique de soutien au Président de la République, Félix Tshisekedi, affirmant que ce dernier est investi d’une “mission” plutôt que d’un simple mandat.

Selon lui, cette mission consisterait notamment à préserver l’intégrité territoriale de la RDC, à contrer toute tentative de balkanisation et à mettre fin aux influences extérieures jugées néfastes.

Un climat politique sous tension

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où la question de la révision constitutionnelle divise profondément la classe politique congolaise et l’opinion publique. Entre appels à la réforme et craintes de dérives institutionnelles, le débat s’intensifie à l’approche des prochaines échéances politiques.

L’évolution de cette polémique, notamment après le dépôt annoncé de la pétition, sera déterminante pour l’avenir institutionnel du pays.

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