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RDC : le ministère de la Justice ouvre une enquête après des violences impliquant des hommes en uniforme à Kinshasa

Le Ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant de graves violences commises par plusieurs individus, dont certains en uniforme, dans la capitale congolaise.

Selon un communiqué officiel du cabinet du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, les faits auraient été signalés le 19 avril 2026 par un lanceur d’alerte ayant transmis une séquence vidéo jugée accablante. Les violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, dans la commune de Ngaliema, précisément dans le quartier Pigeon.

Des faits susceptibles de qualifications pénales graves

Sans préjuger des responsabilités individuelles, le ministère souligne que les actes dénoncés pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité. Il s’agirait notamment d’actes de torture, de coups et blessures volontaires, ainsi que d’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le communiqué rappelle que de tels agissements sont strictement prohibés par le Code pénal militaire et relèvent de la compétence des juridictions militaires. En outre, ils constituent une violation manifeste des principes fondamentaux garantis par la Constitution, notamment le respect de la dignité humaine, l’intégrité physique et l’interdiction absolue de la torture.

Une enquête confiée à l’auditorat militaire

Face à la gravité des faits, le ministre d’État a instruit l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire. Cette procédure vise à établir les faits, identifier les auteurs et engager des poursuites devant les juridictions compétentes.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté affichée de lutter contre l’impunité et de garantir le respect de l’État de droit, dans un contexte où les violations des droits humains suscitent une attention croissante tant au niveau national qu’international.

Engagement réaffirmé pour l’État de droit

Le gouvernement congolais, à travers ce communiqué, réaffirme son attachement à la protection de l’intégrité physique et de la dignité de toute personne, sans distinction. Il rappelle également ses obligations internationales, notamment celles découlant de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Cette affaire, qui intervient dans un climat sécuritaire sensible, pourrait relancer le débat sur la discipline au sein des forces de sécurité et la nécessité de mécanismes de contrôle plus rigoureux.

Affaire à suivre.

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