
Une messe de requiem a été célébrée ce mercredi à la paroisse Saint-Léopold, à Kinshasa, en mémoire de Gérard Mulumba, évêque émérite de Mweka et ancien chef de la Maison civile du Chef de l’État. La cérémonie, empreinte de recueillement et d’émotion, s’est déroulée en présence du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que de plusieurs autorités politico-administratives, religieuses et membres de la famille biologique et spirituelle du défunt.
Dans une atmosphère marquée par la prière et les chants liturgiques, les fidèles catholiques, proches et personnalités publiques ont rendu un dernier hommage à cet homme d’Église dont le parcours aura profondément marqué tant la sphère religieuse que les institutions de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole au nom de la Présidence, l’actuel chef de la Maison civile du Chef de l’État, le Dr Bruno Miteyo, a salué la mémoire de son prédécesseur, qu’il a décrit comme un serviteur dévoué et un homme d’une grande élévation morale. « Monseigneur Gérard Mulumba était profondément attaché aux valeurs de paix et de sagesse. Son engagement au service de l’État et de l’Église demeure une source d’inspiration pour nous tous », a-t-il déclaré, mettant en exergue la dimension exemplaire de son héritage.
Officiant principal de la célébration eucharistique, Nicolas Djomo, évêque émérite du diocèse de Tshumbe, a centré son homélie sur la portée spirituelle du souvenir et la nécessité de cultiver la foi face à l’épreuve du deuil. Il a rappelé que « la paix véritable s’enracine dans la foi et la confiance en Dieu », invitant les fidèles à garder vivante la mémoire du disparu à travers leurs actes et leur engagement chrétien.
Figure respectée de l’Église catholique congolaise, Mgr Gérard Mulumba laisse derrière lui l’image d’un pasteur engagé, d’un médiateur attentif et d’un acteur clé dans les relations entre l’Église et les institutions publiques. Son passage à la tête de la Maison civile du Chef de l’État avait été marqué par une volonté de renforcer les valeurs d’éthique, de dialogue et de cohésion nationale.
Cette messe de requiem s’inscrit dans une série d’hommages rendus à l’illustre disparu, dont la contribution à la vie ecclésiale et publique continue de susciter reconnaissance et respect à travers le pays.


