
La question de la sécurité et de la gestion des frontières dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo refait surface à l’Assemblée nationale. Le député national Paul Babangu a officiellement demandé des explications au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, concernant l’arrivée jugée « massive et non contrôlée » de réfugiés en provenance du Soudan du Sud ainsi que des éleveurs nomades Mbororo.
Selon l’élu, ces mouvements de populations affectent principalement les provinces de Ituri, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, déjà fragilisées par des défis sécuritaires persistants. Dans sa démarche parlementaire, Paul Babangu évoque des risques accrus de conflits communautaires, de pressions foncières et d’infiltrations de groupes armés.
« Il est impératif que le gouvernement éclaire la représentation nationale sur les mesures prises pour encadrer ces flux migratoires et garantir la sécurité des populations locales », a-t-il insisté, appelant à une réponse urgente des autorités compétentes.
La présence des éleveurs Mbororo, souvent en transhumance avec leurs troupeaux, suscite depuis plusieurs années des tensions dans certaines régions de la RDC, notamment en raison de conflits liés à l’accès aux terres et aux ressources naturelles. L’arrivée simultanée de réfugiés fuyant les violences au Soudan du Sud accentue davantage la pression sur ces territoires frontaliers.
De son côté, le ministère de l’Intérieur n’a pas encore officiellement réagi à cette interpellation. Toutefois, des sources sécuritaires indiquent que des opérations de contrôle et d’identification seraient en cours dans les zones concernées.
Cette interpellation intervient dans un contexte où la gestion des frontières et des flux migratoires demeure un enjeu stratégique pour la stabilité de la RDC, particulièrement dans ses régions orientales en proie à l’insécurité.
En attendant la réponse du gouvernement, plusieurs observateurs appellent à une approche coordonnée impliquant les autorités locales, les services de sécurité et les partenaires internationaux afin de prévenir toute escalade des tensions dans ces provinces sensibles.



