
Le mouvement politique Alternative 2028 est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« arrestations arbitraires » de plusieurs de ses membres, interpellés à l’issue d’un sit-in pacifique organisé devant l’ambassade des États-Unis à Kinshasa.
Dans une déclaration rendue publique, cette plateforme politique affirme que ses militants ont été arrêtés puis transférés au camp Lufungula, où ils seraient détenus « illégalement ». Alternative 2028 insiste sur le fait que cette manifestation avait été organisée « dans le strict respect des procédures administratives en vigueur », dénonçant ainsi une intervention policière jugée disproportionnée.
Usage de la force dénoncé
Selon le mouvement, les forces de l’ordre ont fait usage de violence à l’encontre de manifestants pourtant engagés dans une action pacifique. « La police n’a pas hésité à recourir à la brutalité contre des citoyens qui revendiquent pour une cause noble, engageant les intérêts majeurs de la survie du pays », indique le communiqué.
Les organisateurs pointent également un déploiement sécuritaire jugé excessif. « Pour un simple sit-in pacifique, plus d’une centaine de policiers ont été mobilisés. Voilà où nous mène la dérive », déplore Alternative 2028, qui évoque une restriction inquiétante de l’espace démocratique en République démocratique du Congo.
Inquiétudes sur les libertés publiques
Cet incident relance le débat sur le respect des libertés fondamentales, notamment la liberté de manifestation et d’expression en République démocratique du Congo. Plusieurs organisations de la société civile ont, par le passé, alerté sur des pratiques similaires, dénonçant des arrestations lors de manifestations pourtant déclarées comme pacifiques.
Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités n’a été publiée concernant ces interpellations. Des sources proches des services de sécurité évoquent toutefois des « mesures préventives » visant à maintenir l’ordre public autour des représentations diplomatiques.
Une détermination affichée
Malgré ces arrestations, Alternative 2028 affirme ne pas vouloir céder face aux pressions. « Nous ne nous tairons jamais pour la cause de la République démocratique du Congo », martèle le mouvement, appelant à la mobilisation citoyenne et au respect des droits constitutionnels.
Alors que le climat politique reste marqué par des tensions croissantes à l’approche des échéances électorales à venir, cet épisode pourrait raviver les critiques sur la gestion des manifestations publiques par les autorités congolaises.



