
À l’occasion de la commémoration du quatrième anniversaire de la création de son parti, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), l’opposant congolais Jean-Marc Kabund a livré un discours offensif centré sur la défense de la Constitution. Devant militants et sympathisants, il a fermement réitéré son opposition à toute initiative visant à modifier la loi fondamentale, tout en adressant une mise en garde directe au président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans une intervention à forte charge politique, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a tranché sans ambiguïté : « Ni changement, encore moins la révision ». Une déclaration qui vise clairement à couper court aux spéculations persistantes autour d’un éventuel projet de réforme constitutionnelle.
S’appuyant sur la portée symbolique de cet anniversaire, Jean-Marc Kabund a appelé la population au calme, tout en se montrant ferme sur la nécessité de défendre l’ordre constitutionnel. « Personne ne touchera à la Constitution », a-t-il assuré, invitant par ailleurs les Congolais à s’opposer « farouchement » à toute tentative qu’il considère comme une violation de la loi fondamentale.
Pour plusieurs observateurs, ce discours s’inscrit dans une stratégie politique visant à consolider son positionnement au sein de l’opposition, en mobilisant autour d’un thème sensible dans l’histoire politique du pays : la préservation de la Constitution. Adoptée en 2006 et révisée en 2011, celle-ci fixe des limites strictes quant à sa modification, notamment en ce qui concerne certaines dispositions jugées intangibles.
Ce quatrième anniversaire de l’Alliance pour le Changement aura ainsi servi de tribune à son leader pour réaffirmer ses convictions et alerter l’opinion publique sur ce qu’il perçoit comme des risques de dérive institutionnelle.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté de la présidence de Félix Tshisekedi. Toutefois, cette sortie pourrait raviver les tensions politiques et relancer le débat sur la gouvernance et le respect des principes constitutionnels en République démocratique du Congo.
Dans un contexte national marqué par de nombreux défis, la question constitutionnelle continue de cristalliser les positions et de structurer les rapports de force entre majorité et opposition.



